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PARIS : Violences sexuelles – L’APRÈS dénonce un « silence collectif » et appelle à la mobilisation
Face au constat d’un enfant victime de viol toutes les trois minutes, le mouvement L’APRÈS lance un appel à la mobilisation pour une loi intégrale.
« Toutes les trois minutes, en France, un enfant est victime d’un viol ou d’une tentative de viol ». C’est par ce constat glaçant que le mouvement politique L’APRÈS, dans une tribune signée par Pascale Martin, interpelle l’opinion et les pouvoirs publics sur l’urgence de la lutte contre les violences sexuelles. Dénonçant un drame aux conséquences dévastatrices et un « silence collectif » persistant, l’organisation appelle à un sursaut national et à des actions concrètes, incluant une grève générale en septembre.
Un drame systémique et un « silence collectif »
La tribune insiste sur la réalité humaine qui se cache derrière les statistiques : des « vies brisées », des « enfances volées » et des « traumatismes qui marquent toute une existence ». Selon le texte, dans une classe de trente élèves, trois enfants en moyenne sont ou seront concernés. Le mouvement pointe une responsabilité partagée dans la persistance de ce fléau.
« Ce silence n’est pas seulement celui des victimes, auxquelles la peur, l’emprise ou la honte sont imposées. C’est aussi celui d’une société qui peine encore à regarder la réalité en face », affirme la tribune.
Le texte s’appuie sur les travaux de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE), qui ont mis en lumière le caractère « massif et systémique » du phénomène. Sont également soulignées les « défaillances persistantes » des institutions : un repérage insuffisant, un manque de formation des professionnels, une protection défaillante et des parcours judiciaires éprouvants pour les victimes.
L’exigence d’une « loi intégrale »
Face à ce que L’APRÈS qualifie de « coût humain immense » et de coût financier pour la société, estimé à près de 10 milliards d’euros par an, les réponses politiques actuelles sont jugées « dramatiquement en deçà de l’ampleur du drame ». Le mouvement estime que les mesures fragmentées ne suffisent plus et plaide pour la construction d’une « véritable loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants ».
Cette loi devrait, selon les auteurs, s’articuler autour de cinq piliers : prévention, protection, accompagnement, justice et réparation. L’APRÈS demande des moyens garantis pour les associations, la justice, l’école, les services sociaux et les professionnels de santé. La proposition centrale est que « la protection des victimes doit être au cœur de toutes les politiques publiques ». Cela passerait par une prévention ambitieuse dès le plus jeune âge, une meilleure formation des professionnels et une justice plus rapide et protectrice.
Un appel à la grève générale et nationale
Pour porter ces revendications et briser le silence, le mouvement lance un appel à la mobilisation citoyenne. Il invite les citoyens à se rassembler « tous les lundis à 19 heures devant les tribunaux ».
En point d’orgue de cette mobilisation, L’APRÈS appelle à une « grève générale et nationale le lundi 7 septembre » prochain, en soutien aux « 6 millions de victimes d’agressions sexuelles et d’incestes » en France. L’objectif est de faire de la lutte contre ces violences une priorité nationale incontournable.
« Le silence a trop duré. Faisons entendre ensemble le cri des victimes », conclut la tribune.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

