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PARIS : Génération Z – Loin des clichés, les jeunes plébiscitent le rôle de manager
Une étude JobTeaser et Kantar révèle que 62 % des jeunes de moins de 30 ans souhaitent manager, un chiffre bien supérieur à leurs aînés.
Contrairement à une idée répandue, les jeunes de la Génération Z ne fuient pas les responsabilités managériales, bien au contraire. Ils aspirent à devenir managers en plus grand nombre que leurs aînés et portent un regard majoritairement positif sur cette fonction. Telle est la conclusion principale d’une vaste étude intitulée « La Fabrique du manager : ce que révèle l’arrivée des nouvelles générations », qui sera publiée le 25 juin prochain par la plateforme de recrutement JobTeaser, en partenariat avec l’institut Kantar.
Menée du 24 avril au 5 mai 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 4 000 actifs français, cette enquête tord le cou au stéréotype du « conscious unbossing », cette tendance supposée des jeunes à refuser délibérément le management. Les chiffres sont sans appel : 62 % des moins de 30 ans (Gen Z) souhaitent diriger une équipe, contre seulement 41 % pour l’ensemble de la population active. De plus, 84 % d’entre eux ont une image positive du rôle, contre 72 % pour la Génération X (46-60 ans).
Un désir de management à rebours des idées reçues
Si le management est globalement bien perçu par 77 % des actifs, la vocation ne suit pas toujours, avec seulement 41 % de candidats potentiels. La fonction reste spontanément associée à la « pression » (21 %) avant même l’« utilité » (20 %). Ce décalage s’explique aussi par l’émergence de nouvelles voies de réussite professionnelle, comme l’expertise (citée par 33 % des sondés) ou l’entrepreneuriat (20 %), qui relèguent le management d’équipe (18 %) au rang de simple option.
L’étude ne révèle pas un rejet du management par les jeunes, mais une profonde transformation de ses attendus. La Génération Z reste attachée à la figure du manager, à condition que celle-ci soit incarnée par une utilité concrète, une reconnaissance effective et une capacité réelle à faire progresser les collaborateurs.
Adrien Ledoux, CEO de JobTeaser, analyse cette tendance.
« On a beaucoup parlé d’une génération qui se détournerait du management. Les données disent le contraire. La Gen Z est la plus motivée pour manager, mais aussi pour s’investir dans l’entreprise, à condition toutefois que ces dernières se donnent les moyens de mieux les préparer », souligne Adrien Ledoux.
La qualité managériale, un critère de recrutement décisif
Le rôle du manager est devenu un enjeu stratégique pour l’attractivité et la rétention des talents. Plus d’un salarié sur quatre a déjà quitté une entreprise en raison d’un mauvais management. Pour la Gen Z, ce filtre opère bien avant la signature du contrat : 85 % consultent des avis en ligne sur les managers avant de postuler et 62 % ont déjà renoncé à une candidature à cause de mauvais retours. Plus encore, 53 % ont décliné une offre d’emploi après un mauvais contact avec leur futur supérieur hiérarchique lors de l’entretien. La réputation managériale est désormais un critère aussi important que la rémunération.
Le premier manager laisse une empreinte durable : 67 % des jeunes estiment qu’il a eu un impact positif sur leur carrière et 77 % qu’il leur a donné confiance.
Des attentes précises : cadre, expertise et feedback
Plutôt qu’un simple coach de proximité, la Gen Z attend de son manager un cadre clair et une expertise technique. Ils sont 25 % à vouloir un chef qui fixe les objectifs (contre 17 % chez la Gen X) et 25 % à attendre un expert qui les guide (contre 19 % chez les X). L’écoute active (32 %) demeure la qualité la plus attendue, toutes générations confondues.
Pourtant, la pratique du feedback reste un point faible : 38 % des jeunes collaborateurs reçoivent des retours moins d’une fois par mois, alors que la satisfaction est directement corrélée à la régularité de ces échanges.
Le paradoxe des jeunes managers : formés mais fragilisés
L’étude révèle une réalité plus sombre pour les jeunes qui accèdent à ces fonctions. Bien qu’ils soient les mieux formés (38 % ont suivi une formation complète), 71 % des managers de la Gen Z se sentent illégitimes, contre 38 % chez leurs aînés de la Gen X. Ils sont également 61 % à subir une pression de disponibilité excessive, soit près du double de la Gen X (34 %).
« Malgré un niveau de formation inédit, les managers de la génération Z sont ceux qui expriment le plus fort sentiment d’illégitimité. Alors que les repères et les métiers évoluent de plus en plus vite, le sujet n’est plus tant la formation initiale qu’un meilleur accompagnement dans le rôle au quotidien », explique Michaël Giaj, responsable des études de JobTeaser.
Face à ces constats, l’étude propose quatre leviers aux entreprises : repenser la sélection et l’intégration des managers, systématiser le feedback, prendre au sérieux la santé mentale et valoriser les parcours d’évolution alternatifs.
À propos de JobTeaser
JobTeaser a pour mission d’accompagner la nouvelle génération à trouver sa voie professionnelle. Pour les entreprises, la plateforme facilite le recrutement des jeunes talents.
En s’intégrant directement aux espaces carrière de 800 écoles et universités européennes, JobTeaser offre un accès privilégié aux meilleurs profils étudiants et jeunes diplômés, permettant aux recruteurs de trouver les collaborateurs qui construiront l’avenir de leurs organisations.
Pour plus d’informations : https://www.jobteaser.com/fr
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

