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NICE : Julien PICOT : « Le port de Cap d’Ail n’…

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NICE : Julien PICOT : « Le port de Cap d’Ail n’est pas une marchandise »

L’élu communiste Julien Picot s’oppose à la privatisation du port de Cap d’Ail, qui sera votée le 22 juin, dénonçant une logique financière.

La gestion du port de Cap d’Ail s’apprête à devenir un sujet de confrontation politique majeure au sein de la Métropole Nice Côte d’Azur. Le 22 juin prochain, le Conseil métropolitain devra se prononcer sur la mise en délégation de service public de cette infrastructure stratégique. Le projet, porté par le maire de Cap d’Ail, Xavier Beck, et soutenu par la majorité métropolitaine que préside Éric Ciotti, suscite une vive opposition, notamment celle de l’élu communiste Julien Picot, qui dénonce une manœuvre de privatisation au détriment de l’intérêt général.

Une opposition frontale à la privatisation

Pour l’élu d’opposition, cette décision s’inscrit dans une ligne politique claire qu’il rejette fermement. Il considère que ce projet incarne une vision où le service public est systématiquement délaissé au profit des intérêts du marché.

« Cette décision est le symbole d’une vision politique qui considère que tout ce qui appartient à la collectivité doit être livré au marché », affirme Julien Picot.

Selon lui, alors que la Métropole fait face à une « dette abyssale », la priorité devrait être de consolider les actifs publics plutôt que de les céder. Il fustige une « fuite en avant idéologique où la privatisation est systématiquement présentée comme une solution miracle », et critique un transfert au secteur privé de la gestion d’un équipement « construit et entretenu grâce à l’argent public ».

Un bien commun contre une logique de marché

Au cœur de son argumentaire, Julien Picot défend le statut du port en tant que patrimoine collectif, dont la gestion doit servir les citoyens, l’emploi local et le développement territorial, et non la recherche de profits.

« Le port de Cap d’Ail n’est pas une marchandise. Il n’est pas un actif financier destiné à générer des profits pour quelques intérêts privés. Il est un bien commun, un patrimoine collectif qui doit rester sous contrôle public », martèle l’élu métropolitain.

Il alerte sur les conséquences qu’engendrent, selon son analyse, de telles délégations de service public : « opacité des décisions, recherche de rentabilité maximale, augmentation des coûts pour les usagers et affaiblissement du contrôle démocratique ».

Un appel au rejet du projet

Julien Picot voit dans ce projet la confirmation d’un modèle politique qu’il dénonce : « socialiser les investissements, privatiser les recettes et abandonner progressivement les outils publics aux intérêts privés ». Face à cette orientation, il appelle à une prise de conscience et à une mobilisation des élus attachés au service public.

« Le 22 juin, nous voterons contre cette délégation de service public et j’appelle tous les élus attachés à la défense du patrimoine public à rejeter cette nouvelle opération de privatisation », annonce-t-il.

Il conclut sa déclaration par un rappel solennel de sa vision de la gestion des biens publics.

« Le port de Cap d’Ail appartient aux habitants. Il ne doit pas devenir la propriété de ceux qui voient dans chaque bien public une opportunité de profit », conclut Julien Picot.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).