MONTPELLIER : Dr Maxime DELBARRE : « Nous protégeons notre…
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MONTPELLIER : Dr Maxime DELBARRE : « Nous protégeons notre peau du soleil, pourquoi si mal nos yeux ? »
Dans une tribune, l’ophtalmologue Maxime Delbarre alerte sur les risques solaires pour les yeux, des dangers silencieux et cumulatifs souvent ignorés.
Alors que les campagnes de prévention ont ancré dans les esprits la nécessité de protéger sa peau des rayons UV, les yeux demeurent les grands oubliés de la protection solaire. À l’approche de la période estivale, le Dr Maxime Delbarre, chirurgien ophtalmologue à Montpellier, alerte sur ce paradoxe et rappelle que les dommages oculaires, silencieux et cumulatifs, se construisent dès l’enfance.
Une protection à deux vitesses
Le réflexe de la crème solaire est devenu quasi universel, mais celui des lunettes de soleil adaptées reste encore trop souvent perçu comme un simple accessoire de mode ou de confort. Cette confusion est d’autant plus préoccupante que l’apparence des verres peut être trompeuse. Des verres très foncés ne garantissent en rien une filtration efficace des ultraviolets.
« Une paire de lunettes très sombre mais insuffisamment filtrante peut même s’avérer plus dangereuse : la pupille se dilate derrière le verre foncé et laisse pénétrer davantage de rayonnements nocifs », souligne le Dr Maxime Delbarre.
Des dommages silencieux et cumulatifs
Contrairement à un coup de soleil visible sur la peau, les dégâts causés par les UV aux yeux sont progressifs et souvent imperceptibles pendant des années. L’exposition chronique au soleil est un facteur de risque avéré dans le développement de plusieurs pathologies oculaires graves. Parmi elles, la cataracte, l’une des principales causes de cécité dans le monde, mais aussi certaines atteintes de la cornée, de la conjonctive ou des paupières. Ces « cicatrices invisibles » s’accumulent au fil du temps, rendant la prévention d’autant plus cruciale.
Les enfants : les plus exposés, les moins protégés
Le paradoxe est particulièrement inquiétant concernant les enfants. Ils passent plus de temps à l’extérieur que les adultes et leur cristallin, encore immature, filtre beaucoup moins bien les rayons UV. Ils sont donc surexposés aux risques alors que la protection de leurs yeux n’est pas encore un réflexe systématique pour de nombreux parents.
« Les dommages liés aux UV se construisent pourtant dès les premières années de vie », insiste le chirurgien.
Un risque quotidien, au-delà de la plage
L’association du danger solaire à la seule plage ou aux vacances d’été est une vision réductrice. Les rayons UV sont présents toute l’année, même par temps nuageux, et se réfléchissent sur de multiples surfaces : l’eau, le sable, la neige, mais aussi le béton en milieu urbain. L’exposition est donc quotidienne et concerne toutes les activités extérieures, de la simple promenade en ville à la randonnée en montagne.
Prévention : des gestes simples et efficaces
Se prémunir efficacement est pourtant simple. Le seul critère fiable pour des lunettes de soleil est la mention « UV400 » ou « 100% UV », qui garantit le blocage de tous les rayons ultraviolets. Pour la plupart des situations, des verres de catégorie 3 sont suffisants, la catégorie 4 étant réservée aux conditions extrêmes (haute montagne, mer) et interdite pour la conduite.
Il est également recommandé de choisir des montures enveloppantes, surtout pour les enfants, afin de bloquer les rayons latéraux. L’achat chez un opticien diplômé reste la meilleure garantie contre les contrefaçons, le marquage CE seul n’étant pas une preuve de qualité suffisante. Le port d’un chapeau à larges bords complète idéalement cette protection.
« Contrairement à un bronzage, les dommages causés par le soleil aux yeux ne constituent jamais un souvenir de vacances », conclut le Dr Delbarre.
À propos du Dr Maxime Delbarre
Chirurgien ophtalmologiste basé à Montpellier, le Dr Maxime Delbarre est spécialisé en chirurgie réfractive (correction de la myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) et en chirurgie de la cataracte.
Membre du conseil d’administration de la SAFIR (Société de l’Association Française des Implants et de la chirurgie Réfractive), il fonde sa pratique sur l’innovation technologique, la pédagogie envers ses patients et une exigence médicale de pointe. Plus d’informations sont disponibles sur son site internet : https://ophtalmologue-montpellier.fr
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

