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BARJOLS : Animations – L’opposition dénonce une…

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BARJOLS : Animations – L’opposition dénonce une « dérive réglementaire » qui menace la vie du village

Le groupe d’opposition « Aimer Barjols » a saisi le Préfet du Var contre de nouvelles règles municipales jugées liberticides pour les animations.

Un simple courrier daté du 15 juin a mis le feu aux poudres à Barjols. Adressé aux commerçants par la maire, Cathy Venturino-Gabelle, ce « rappel des règles » concernant l’organisation de manifestations est perçu par le groupe d’opposition municipale « Aimer Barjols, village d’avenir » comme un tour de vis administratif menaçant l’attractivité et le dynamisme de la commune. En réponse, les élus de l’opposition ont officiellement saisi le Préfet du Var au titre du contrôle de légalité.

La controverse fait suite à une intervention du groupe lors du conseil municipal du 5 juin, où il avait demandé, sans obtenir de réponse jugée satisfaisante, des éclaircissements sur les critères d’autorisation des événements locaux.

Un délai de trois mois jugé « hors-sol »

Au cœur des critiques se trouve l’exigence d’un dépôt de demande d’autorisation jusqu’à trois mois avant la tenue d’un événement, qu’il s’agisse d’un concert, d’une retransmission sportive ou d’une simple soirée musicale en terrasse. Une contrainte jugée irréaliste par les opposants, qui soulignent le caractère souvent spontané de ces initiatives.

« Qui peut sérieusement croire qu’un restaurateur, un cafetier ou une association puisse planifier trois mois à l’avance chaque animation locale ? », s’interroge le groupe mené par François Volpi, Céline Pacchnini et Jean-Michel Christophe.

Pour eux, cette rigidité risque de décourager les organisateurs et d’entraîner « moins d’initiatives, moins d’événements et progressivement moins de vie dans le village ».

Une menace pour l’attractivité économique

Au-delà de l’aspect festif, l’opposition alerte sur les conséquences économiques d’un tel durcissement. Les animations sont considérées comme un levier essentiel pour la vitalité des commerces, la fréquentation touristique et le lien social, particulièrement dans un contexte de revitalisation des centres-bourgs.

Le groupe « Aimer Barjols » y voit un signal contradictoire, rappelant que la commune a rejoint en 2023 le dispositif GIP Café Culture, justement pour encourager les établissements à accueillir des artistes. « Comment demander aux établissements d’investir dans l’animation culturelle tout en leur expliquant qu’ils devront désormais anticiper leurs projets à trois mois et se soumettre à des exigences juridiquement floues ? », souligne le communiqué.

Une base juridique fragile et une saisine du Préfet

Le point le plus préoccupant pour l’opposition reste la base légale de ces nouvelles règles. Elle affirme qu’aucun arrêté municipal ni règlement officiel ne vient justifier ces contraintes, un simple courrier ne pouvant, selon elle, créer de nouvelles obligations juridiques.

Plus grave encore, le courrier de la mairie étendrait ces exigences déclaratives aux animations se tenant à l’intérieur des établissements privés, ce qui soulève « une question majeure de légalité ». Pour les élus, il s’agit d’un « glissement particulièrement préoccupant et juridiquement discutable ».

Face à ce qu’ils qualifient de « gestion arbitraire de l’animation locale », les conseillers municipaux ont donc saisi le Préfet du Var. Ils lui demandent d’examiner la conformité juridique de la communication municipale et la proportionnalité des mesures imposées.

De son côté, la municipalité justifie sa démarche dans son courrier par « la multiplication des manifestations » et les « nombreuses remontées d’administrés concernant les nuisances occasionnées », affirmant vouloir « concilier animation du village et qualité de vie des habitants ».

Pour plus d’informations, le groupe d’opposition renvoie vers son site internet : www.aimerbarjols.fr.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).