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PARIS : Insertion – La fédération des entreprises d’insertion alerte sur 3 600 postes supprimés en 2025
La fédération des entreprises d’insertion dénonce la suppression de 3 600 postes en 2025 due à des coupes budgétaires et appelle le Gouvernement à agir.
La fédération des entreprises d’insertion (FEI) tire la sonnette d’alarme face aux conséquences des arbitrages budgétaires sur l’emploi. S’appuyant sur le bilan 2025 dressé par le Gouvernement, elle révèle que 3 600 postes d’insertion ont été supprimés en une seule année. Parmi eux, près de 1 500 concernent directement les entreprises d’insertion (Ei) et les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTi), les structures les plus impactées.
Des coupes budgétaires ciblées
Selon les données du Rapport annuel de performance publié en mai 2026 par le ministère des Comptes publics, le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) a subi une baisse budgétaire de près de 54 millions d’euros en 2025 par rapport à 2024, soit une diminution de 4 %. L’effort a été particulièrement concentré sur les Ei et ETTi, qui ont vu leurs budgets respectifs diminuer de 7 % et de près de 9 %.
Ces structures ont ainsi supporté plus de 40 % de la baisse totale, alors qu’elles ne représentent que 22,3 % du budget global de l’IAE. Cette régression de leur part dans le financement public, qui était de 24,7 % en 2019, va à l’encontre de la volonté affichée du Gouvernement de maintenir un équilibre de l’offre d’insertion sur le territoire.
Antoine Laurent, Délégué général de la FEI, analyse l’impact de ces décisions.
« Supprimer 3 500 postes en insertion en un an, c’est priver 10 000 personnes d’une opportunité de sortir durablement du chômage et de la précarité grâce à un dispositif d’émancipation par le travail qui fait ses preuves depuis 40 ans », déplore-t-il.
« Réduire la voilure sur l’insertion, en particulier dans les entreprises d’insertion qui permettent à l’État de faire des économies immédiates sur les dépenses sociales, est un non-sens absolu quand on sait que le chômage augmente et que les besoins en compétences est l’un des principaux freins de l’économie française », ajoute Antoine Laurent.
Un modèle économique fragilisé
Après une période de fort développement entre 2019 et 2024 dans le cadre du Pacte Ambition pour l’IAE, le secteur marque un coup d’arrêt. Le nombre d’entreprises d’insertion stagne autour de 2 100 structures et le nombre de bénéficiaires a diminué de près de 3 % en 2025 pour s’établir à environ 93 000 personnes.
La conjoncture est d’autant plus préoccupante que le gel des allègements de cotisations sociales, décidé par le Gouvernement suite à l’augmentation du SMIC en juin 2026, menace de fragiliser davantage le modèle économique de ces entreprises, qui financent une grande partie de leur mission sociale par leur activité économique.
Un appel au Gouvernement pour 2027
Face à cette situation, et alors que la baisse du budget de l’IAE pourrait atteindre près de 100 millions d’euros entre 2024 et 2026, la fédération des entreprises d’insertion appelle le Gouvernement à préserver les financements du secteur. Cet appel concerne à la fois le gel des crédits en cours pour 2026 et, surtout, la préparation du projet de loi de finances pour 2027.
La fédération insiste sur le fait que les entreprises d’insertion ont déjà largement contribué à l’effort budgétaire et que de nouvelles coupes mettraient en péril un outil essentiel de lutte contre le chômage de longue durée.
La fédération des entreprises d’insertion met à disposition l’ensemble des données et analyses sur son site internet :
lesentreprisesdinsertion.org.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

