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AUBAGNE : Amandine SANVISENS (PAZ) : « Les pigeons souffren…

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AUBAGNE : Amandine SANVISENS (PAZ) : « Les pigeons souffrent, se blessent et meurent dans les cages »

L’association PAZ dénonce la poursuite des captures de pigeons à Aubagne malgré les promesses de la nouvelle municipalité et exige leur arrêt.

L’association de défense des animaux PAZ (Projet Animaux Zoopolis) accuse la mairie d’Aubagne de poursuivre sa politique de capture et de gazage des pigeons, qualifiée de « massacre », en dépit d’un dialogue jugé positif avec le nouvel exécutif municipal. L’organisation demande le retrait immédiat des cages de capture encore en place et la fin d’un contrat qu’elle estime cruel et inefficace.

Un dialogue prometteur mais sans effet

Selon PAZ, une rencontre s’est tenue le 22 avril 2026 avec M. Pagano, conseiller municipal délégué à la condition animale, fraîchement désigné après les élections. L’association rapporte que l’élu s’était montré favorable au principe de résilier le contrat liant la ville à la société Eco nuisibles, chargée des captures.

Cependant, des échanges de courriels ultérieurs avec les services municipaux auraient révélé une toute autre position. Ces derniers défendraient le maintien des captures, avançant que les oiseaux sont placés « dans des filières spécialisées ». Une affirmation que PAZ qualifie de « fable », estimant que sans clause écrite précise dans la convention, les pigeons sont en réalité systématiquement tués par gazage, une méthode qu’elle juge particulièrement violente.

Amandine Sanvisens, cofondatrice de PAZ, alerte sur l’urgence de la situation, notamment après les fortes chaleurs de la fin du mois de mai.

« La mairie d’Aubagne doit intervenir au plus vite. Les pigeons souffrent, se blessent, et meurent dans les cages de captures. Emprisonnés sur des toits, ils sont victimes des canicules et des intempéries. Une fois capturés, les pigeons sont tués par gazage : une méthode cruelle provoquant une mort lente et douloureuse. Quelle cruauté envers les animaux ! Nous demandons au nouvel exécutif en place de mettre un terme aux campagnes cruelles. Les pigeons sont des êtres sensibles qui méritent d’être traités avec respect. Les cages sur les toits d’Aubagne doivent être retirées et les pigeons libérés ! », précise Amandine Sanvisens.

Des chiffres alarmants malgré des solutions alternatives

D’après les documents obtenus par l’association, la mairie d’Aubagne commandite l’installation de six cages de capture pour un coût annuel de 12 000 euros. Les chiffres communiqués par PAZ sont éloquents : 677 pigeons auraient été tués en 2023, 255 en 2025, et déjà 195 entre janvier et avril 2026. Au total, environ 2 600 pigeons auraient été capturés entre 2021 et 2023.

Ce dispositif létal est maintenu alors même que la ville a investi dans trois pigeonniers contraceptifs, une méthode éthique visant à réguler les naissances en remplaçant les œufs par des leurres. Pour PAZ, cette situation illustre comment une municipalité peut mettre en avant une méthode douce tout en continuant des pratiques cruelles. L’association met également en cause le prestataire Eco nuisibles, rappelant avoir diffusé des vidéos de ses pratiques à Mirepoix (Ariège), où des pigeons et des espèces protégées auraient été manipulés de manière illégale.

Un combat pour la transparence et un cadre légal national

Le communiqué de PAZ détaille un long parcours administratif et juridique pour obtenir des informations de la part de la municipalité. Face au silence de la mairie, l’association a dû saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) en octobre 2023, puis le Tribunal Administratif de Marseille en février 2024 pour enfin obtenir une partie des documents en mai 2024.

Au-delà du cas d’Aubagne, PAZ milite pour une interdiction nationale des méthodes cruelles de gestion des pigeons. L’association rappelle qu’une proposition de loi a été déposée en ce sens le 4 février 2025 à l’Assemblée nationale (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0903_proposition-loi). Elle s’appuie également sur un avis du ministère de l’Écologie, qui estime que les méthodes létales sont inefficaces à long terme, et sur des exemples étrangers comme la Région de Bruxelles-Capitale qui a interdit ces pratiques en février 2022.

Des méthodes éthiques éprouvées

PAZ insiste sur l’existence de solutions non-létales pour une cohabitation pacifique en ville. Outre les pigeonniers contraceptifs, qui permettent de contrôler les naissances et d’améliorer l’état sanitaire des oiseaux, l’association promeut l’utilisation du maïs contraceptif. Ce dernier, enrobé de nicarbazine, un produit réversible et spécifique aux oiseaux, a fait ses preuves dans plusieurs villes européennes comme Barcelone. Des sociétés spécialisées le proposent déjà en France, comme Vets for city pigeons (https://www.vetsforcitypigeons.com/fr/).

À propos de PAZ

Fondée en 2017, PAZ (Projet Animaux Zoopolis) se donne pour mission de défendre les intérêts des animaux, sans distinction d’espèces. L’organisation est à l’origine de plusieurs avancées consultables sur son site (https://zoopolis.fr/avancees/).

L’association mène de nombreuses campagnes pour la sortie de la captivité animale. Elle a notamment participé activement aux travaux ministériels et aux auditions parlementaires ayant abouti à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques en France.

Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’organisation : https://zoopolis.fr.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).