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PARIS : Épuisement professionnel – Une étude bat en brèche les idées reçues sur l’âge
Une étude OpinionWay pour deuxiemeavis.fr révèle que l’épuisement mental touche surtout les 35-49 ans et non les seniors, un tabou persistant.
Face à l’explosion des arrêts maladie, qui ont représenté 11,4 milliards d’euros d’indemnités journalières en 2024, soit une hausse de 60% en dix ans, la question de la santé au travail est devenue un enjeu économique et social majeur. Une enquête OpinionWay commanditée par la plateforme deuxiemeavis.fr (https://www.deuxiemeavis.fr) et menée en collaboration avec le sociologue Ronan Chastellier vient bousculer les idées reçues sur l’usure professionnelle, révélant que les plus touchés ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
Un « point de bascule » pour les 35-49 ans
Loin des clichés sur les seniors fatigués, l’étude met en lumière une réalité alarmante : la tranche d’âge des 35-49 ans est la plus exposée à l’épuisement. Ils sont 54% à se déclarer au bord de l’épuisement mental, contre 46% chez les plus de 50 ans. Cette période de la vie professionnelle apparaît comme un véritable « point de bascule », où s’accumulent les contraintes physiques et psychologiques. La fatigue persistante y atteint son pic (55%), tout comme les troubles musculosquelettiques (46%) et la perte de sens au travail (50%).
Le sociologue Ronan Chastellier, maître de conférence à l’Institut d’Études Politiques de Paris, analyse ce phénomène.
« Côté psychologique, on constate la même bascule : l’épuisement mental atteint 54% (versus 39% avant), la baisse de motivation ou perte de sens grimpe à 50% (versus 37%) et le stress reste très élevé (48%), ce qui révèle une phase de surcharge et surtout une crise de sens liée au milieu de carrière, renforcée par le cumul des responsabilités professionnelles et personnelles ».
L’usure précoce, une réalité pour les moins de 35 ans
L’enquête révèle également un phénomène d’usure précoce. De manière contre-intuitive, les salariés de moins de 35 ans se disent plus fatigués (49%) que leurs aînés de plus de 50 ans (46%). Près de 42% des plus jeunes ressentent déjà des signaux physiques liés à l’âge.
« Chez les moins de 35 ans, la fatigue est souvent plus ressentie car ils sont dans des phases de forte intensité : prise de poste, volonté de faire leurs preuves, pression de performance, horaires parfois irréguliers. À cela s’ajoute une frontière plus floue entre vie pro et perso (hyperconnexion, réseaux…), ce qui accentue le sentiment de fatigue », décrypte Ronan Chastellier.
À l’inverse, les seniors bénéficient d’une meilleure gestion de leur charge de travail grâce à leur expérience et leur autonomie, et ont tendance à moins verbaliser leur fatigue.
Le tabou de la maladie grave persiste
Aborder un problème de santé sérieux en entreprise reste une source d’inquiétude pour de nombreux salariés. L’étude montre que 16% d’entre eux éviteraient de parler d’une maladie grave dans leur cadre professionnel, par crainte de répercussions négatives. Ce chiffre grimpe même à 19% chez les plus de 50 ans, illustrant la persistance d’un tabou tenace.
Des salariés proactifs mais des attentes claires envers l’entreprise
Malgré ces difficultés, les salariés français se montrent volontaires pour préserver leur performance. Au total, 75% d’entre eux se disent prêts à intégrer au moins un changement dans leur routine, qu’il s’agisse d’améliorer leur hygiène de vie, de suivre des formations (une priorité pour 39% des 35-49 ans) ou de soigner leur apparence. Loin d’être dépassés, 65% des plus de 50 ans sont prêts à s’adapter, privilégiant la santé physique et la mise à jour de leurs compétences technologiques.
Toutefois, les salariés attendent un engagement fort de leur employeur. Plus d’un sur deux (et 59% des plus de 50 ans) plébiscite la mise en place d’un bilan de santé global pour anticiper l’usure professionnelle. De plus, 45% des sondés estiment que l’entreprise doit prendre des mesures de prévention concrètes (ergonomie, adaptation du rythme, ateliers santé).
« Ce sondage […] casse des idées reçues : le sentiment de fatigue ou d’usure n’est pas lié à l’avancée en âge, parler d’un grave problème de santé dans le milieu professionnel reste en partie tabou, les plus de 50 ans ne sont pas dépassés et demeurent proactifs pour rester performants… », résume Pauline d’Orgeval, cofondatrice et présidente de deuxiemeavis.fr.
« Les salariés eux-mêmes demandent à l’entreprise de jouer un rôle plus actif dans une logique de prévention précoce. […] Aux entreprises de se mobiliser maintenant car, au-delà de la marque employeur, il s’agit du bien-être de leurs salariés », conclut-elle.
À propos de deuxiemeavis.fr
Lancé en 2016, deuxiemeavis.fr (https://www.deuxiemeavis.fr) est un service qui propose aux patients confrontés à un problème de santé complexe d’obtenir rapidement l’avis d’un médecin référent pour les aider à faire le meilleur choix thérapeutique.
La plateforme sécurisée et confidentielle garantit en moins de 7 jours l’avis argumenté de plus de 500 médecins référencés sur plus de 800 maladies. Le service est entièrement pris en charge par de nombreuses complémentaires santé et associations de patients.
En 2025, l’entreprise a élargi son offre avec « Prévention par deuxiemeavis.fr » afin de rendre la prévention santé plus accessible, personnalisée et durable au sein des entreprises, des mutuelles et des assureurs.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

