BRIGNOLES : Hôpital – Force Ouvrière appelle à la mob…
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BRIGNOLES : Hôpital – Force Ouvrière appelle à la mobilisation face à la « souffrance » du personnel
Le syndicat FO du Centre Hospitalier Brignoles-Le Luc appelle à une grève le 19 juin pour dénoncer le manque de personnel et la dégradation des conditions de travail.
Face à une dégradation jugée critique des conditions de travail et de la prise en charge des patients, le syndicat Force Ouvrière du Centre Hospitalier Intercommunal (CHI) de Brignoles-Le Luc lance un appel à la mobilisation générale de tous les agents pour le vendredi 19 juin 2026. Le communiqué syndical dénonce un épuisement des professionnels et une situation sociale devenue intenable.
Manque de personnel et management pointés du doigt
Selon le syndicat, l’établissement est frappé par « deux fléaux » interdépendants : un manque chronique de personnel et des méthodes de management générant des risques psychosociaux. Force Ouvrière alerte sur des effectifs insuffisants dans de nombreux services, notamment en Agents des Services Hospitaliers (ASH), aides-soignants et infirmiers. Cette situation obligerait les équipes à fonctionner en « sous-effectif quasi permanent », le mode dégradé étant devenu la norme.
Le management est également mis en cause, qualifié d’« éloigné des réalités du terrain ». Le syndicat cite en exemple la multiplication des « entretiens de compréhension », perçus par de nombreux agents comme des convocations disciplinaires déguisées. Le pôle gériatrique est particulièrement mentionné comme une zone où les tensions sont devenues permanentes, alimentées par une pression constante, des changements d’affectation répétés et un manque de reconnaissance.
Une « injonction contradictoire » source de souffrance éthique
Le personnel hospitalier serait confronté à une « injonction contradictoire permanente ». D’un côté, la direction exigerait toujours plus de qualité, de traçabilité et de performance ; de l’autre, les moyens humains et matériels ne cesseraient de diminuer. « Comment exiger l’excellence lorsque les équipes travaillent quotidiennement en sous-effectif ? », interroge le tract syndical, qui souligne l’impossibilité de fournir des soins de qualité par manque de temps pour accompagner dignement les patients et les résidents.
Cette situation générerait une « véritable souffrance éthique » chez les agents, qui se voient empêchés d’exercer leur métier conformément à leurs valeurs professionnelles, entraînant une hausse des départs. L’engagement des soignants, loin d’être valorisé, serait sanctionné par un stress menant à l’épuisement professionnel, aux arrêts maladie, voire à la dépression.
Un dialogue social au point mort et des revendications claires
Force Ouvrière affirme avoir multiplié les alertes auprès de la direction par le biais des instances, de courriers et de rencontres, sans obtenir de « réponse concrète à la hauteur de la situation ». Face à ce constat, le syndicat a décidé de durcir le ton en appelant à la mobilisation.
Les revendications portées sont précises et structurées autour de trois axes. Sur les effectifs, FO exige le remplacement systématique de toutes les absences et des recrutements massifs. Concernant les conditions de travail, le syndicat demande des moyens matériels adaptés et des plannings stables et anticipés. Enfin, sur le plan du management, il réclame une « refonte complète des pratiques managériales », l’arrêt des méthodes jugées intimidantes et le retour à une gestion fondée sur le respect, l’écoute et la confiance.
La journée du 19 juin 2026 vise à faire entendre la voix d’un personnel qui ne demande pas « des privilèges », mais simplement « les moyens d’exercer leur métier dignement » pour le bien des agents, des patients et des résidents.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

