LE CAP : Énergie – La République du Congo accélère so…
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LE CAP : Énergie – La République du Congo accélère son expansion dans le secteur gazier
Le nouveau ministre congolais des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga, présentera l’expansion gazière de son pays à l’African Energy Week 2026.
La République du Congo entend consolider sa place parmi les exportateurs de gaz à la croissance la plus rapide du continent africain. Stev Simplice Onanga, récemment nommé ministre des Hydrocarbures, a confirmé sa participation en tant qu’orateur à l’African Energy Week (AEW) 2026, qui se tiendra au Cap. Cette annonce intervient dans un contexte de forte dynamique pour le pays, qui mène une ambitieuse campagne d’investissement axée sur le gaz naturel liquéfié (GNL), le développement de ses gisements en amont et la conclusion de nouveaux accords dans son secteur offshore.
Dès sa prise de fonction, le ministre Onanga a affiché ses priorités : accélérer les projets en cours, renforcer la participation des acteurs locaux et positionner la République du Congo comme un pôle gazier régional de premier plan. Son programme s’inscrit dans une phase de transformation majeure pour le secteur des hydrocarbures congolais, soutenue par des investissements significatifs et un regain d’intérêt de la part des investisseurs internationaux.
Un projet phare : le Congo GNL
Au cœur de cette stratégie se trouve le projet Congo GNL, piloté par l’opérateur italien Eni. Le projet a franchi une étape décisive au début de l’année 2026 avec le démarrage des exportations depuis l’unité flottante de liquéfaction (FLNG) de Nguya, située au large de Pointe-Noire. La mise en service de cette deuxième unité FLNG, qui s’ajoute à l’installation Tango FLNG déjà opérationnelle, a porté la capacité totale de liquéfaction du pays à environ 3 millions de tonnes par an.
Ce projet, qui exploite le gaz des champs offshore de Nené et Litchendjili situés dans le permis Marine XII, est considéré comme l’un des succès les plus récents en matière de monétisation des ressources gazières en Afrique. Il constitue une pierre angulaire de la stratégie de diversification économique du Congo.
Dynamisme sur l’ensemble de la chaîne de valeur
L’élan ne se limite pas au projet d’Eni. D’autres acteurs majeurs intensifient leurs activités dans le secteur en amont. TotalEnergies continue d’étendre sa présence offshore avec des activités d’exploration sur le permis Nzombo. De son côté, l’entreprise Perenco poursuit les travaux de réaménagement du gisement de Kombi-Likalala-Libondo II, visant à maintenir les niveaux de production et à optimiser la récupération du gaz.
Parallèlement, le gouvernement congolais a initié des réformes réglementaires pour attirer de nouveaux capitaux. Celles-ci visent notamment à renforcer le cadre juridique pour le développement des ressources gazières et à préparer de futurs cycles d’octroi de licences d’exploration.
Une vision stratégique pour l’avenir
Face à une demande mondiale croissante pour un approvisionnement en gaz diversifié, la République du Congo ne considère plus son gaz naturel uniquement comme une ressource d’exportation. Le pays le positionne désormais comme un catalyseur pour son industrialisation nationale, la production d’électricité et une croissance économique durable. L’expansion de son infrastructure GNL, combinée à une production offshore bien établie et à une position stratégique sur la côte atlantique, renforce son rôle dans la sécurité énergétique des marchés régionaux et internationaux.
« L’Afrique entre dans une nouvelle ère de développement gazier, et la République du Congo s’impose comme l’un des principaux moteurs de croissance du GNL et de l’offshore sur le continent », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie (African Energy Chamber). « Grâce à une expansion majeure du FLNG, à des investissements en amont et à un regain d’intérêt pour le potentiel local et l’exécution des contrats, le Congo montre comment les producteurs africains peuvent tirer parti des ressources gazières pour stimuler la croissance industrielle, la sécurité énergétique et la valeur économique à long terme ».
via Press Agence.

