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PARIS : Marie EDERY : « Le jeu est parfois la manière la plus sérieuse d’apprendre »
Validée par les neurosciences, la ludopédagogie transforme la formation en entreprise en misant sur l’engagement et l’expérimentation par le jeu.
Face à la lassitude des formations descendantes et des présentations PowerPoint, une nouvelle approche gagne du terrain dans le monde de l’entreprise : la ludopédagogie. Cette méthode, qui consiste à apprendre par le jeu, s’impose comme une alternative efficace pour renforcer l’engagement des collaborateurs, améliorer la mémorisation et souder les équipes. Marie Edery, consultante et ingénieure pédagogique depuis plus de quinze ans, fondatrice de Soul Games, décrypte un phénomène qui n’a rien d’une simple récréation.
« *La ludopédagogie, c’est l’idée simple que le jeu peut être un vrai vecteur d’apprentissage* », explique Marie Edery.
Si l’idée n’est pas nouvelle, citant les travaux précurseurs de Jean Piaget ou Maria Montessori, son application massive au milieu professionnel est une tendance forte, répondant à des enjeux de montée en compétences, d’intégration ou de gestion du changement.
Une approche validée par la science
L’efficacité de la ludopédagogie ne repose pas sur une simple intuition. Marie Edery insiste sur la convergence de plusieurs disciplines scientifiques qui confirment ses bienfaits. Les neurosciences, d’abord, montrent que le jeu stimule la production de dopamine, un neurotransmetteur essentiel à la motivation et à la consolidation de la mémoire à long terme.
La psychologie cognitive, à travers les travaux de David Kolb sur l’apprentissage expérientiel, a également prouvé que l’on retient jusqu’à 90 % de ce que l’on fait, contre seulement 10 % de ce que l’on lit. Le jeu plonge également les participants dans un état de « flow », ce concept de concentration optimale théorisé par Mihaly Csikszentmihalyi, particulièrement propice à l’assimilation d’informations. Enfin, le cadre ludique instaure un droit à l’erreur fondamental. En dédramatisant l’échec, il libère l’audace, la créativité et la prise d’initiative, des qualités précieuses en entreprise.
Des bénéfices concrets et mesurables
L’impact de la gamification sur la formation est tangible. Le premier bénéfice est une nette augmentation de l’engagement : un collaborateur qui joue devient acteur de sa formation, ce qui renforce son attention et son implication. La mémorisation est également décuplée.
« *Ce qu’on a ri, débattu ou simulé reste gravé bien plus longtemps qu’un diaporama. L’ancrage émotionnel fait le travail que la répétition ne fait pas* », souligne la fondatrice de Soul Games.
Au-delà des compétences individuelles, jouer ensemble crée de la complicité, renforce les relations et brise les silos entre les services. Les apprentissages, effectués dans des conditions proches du réel via des simulations ou des jeux de rôles, sont plus rapidement transposables sur le terrain. Certaines études observent même une réduction significative du temps de formation, de l’ordre de 40 à 60 %, pour un niveau d’assimilation supérieur.
Soul Games : des outils pour passer à l’action
Pour traduire ces principes en solutions concrètes, Marie Edery a créé Soul Games (https://www.soulgames.fr/), une gamme de jeux sérieux et d’outils ludiques pour les entreprises et les professionnels de l’accompagnement. Parmi les produits phares, on trouve :
– MISSION DIGNITÉ (39,50 €) : un jeu de 120 cartes conçu pour prévenir les discriminations, libérer la parole et apprendre à réagir face aux violences ordinaires au travail.
– CARTES BRAVO ! (19,50 €) : un jeu de 56 cartes pour encourager la culture du feedback positif et de la reconnaissance, un levier puissant de motivation.
– LE BRUIT DES GLAÇONS (33,50 €) : un coffret de 50 « icebreakers » (brise-glace) pour dynamiser les réunions ou formations, notamment à distance.
Des ateliers pour former les formateurs
Convaincue que le jeu est un levier de transformation durable, Marie Edery a également lancé la Soul Academy en 2025. Cette structure propose des ateliers sur mesure pour accompagner les formateurs et les managers à intégrer la ludopédagogie dans leurs pratiques, en s’assurant que le jeu reste toujours au service des objectifs pédagogiques.
« *J’ai notamment eu le plaisir d’animer cet atelier pour les formateurs de l’Académie France Travail, pour le département Innovation d’EDF et pour le réseau d’experts Nicomak* », conclut-elle.
Une preuve supplémentaire que le jeu, loin d’être l’opposé du sérieux, est en passe de devenir l’un de ses plus efficaces alliés.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

