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PARIS : Métiers d’art – Huit nouveaux binômes « Maîtres d’art – Élèves » pour préserver des savoir-faire d’exception
Le ministère de la Culture dévoile la 16ème promotion Maîtres d’art – Élèves, assurant la transmission de huit savoir-faire rares et précieux.
Le ministère de la Culture, en partenariat avec l’Institut pour les Savoir-Faire Français, a officialisé la sélection de la seizième promotion du programme Maîtres d’art – Élèves pour la période 2026-2028. Huit artisans d’exception ont été distingués pour leur maîtrise de savoir-faire rares, parfois uniques, et s’engagent à les transmettre pendant deux ans à un Élève de leur choix. Créé en 1994 et inspiré du modèle japonais des « Trésors Nationaux Vivants », ce dispositif unique en Europe vise à sauvegarder un patrimoine immatériel précieux, essentiel à la culture, à l’économie et au rayonnement de la France.
Depuis son lancement, le programme a permis de pérenniser 105 spécialités différentes, réunissant 149 Maîtres d’art et 155 Élèves. Cette nouvelle promotion s’inscrit dans cette lignée, illustrant la diversité et la vitalité des métiers d’art sur tout le territoire.
Une transmission essentielle pour le patrimoine vivant
Dans son éditorial, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, souligne l’importance capitale de cette initiative pour l’avenir de ces métiers qui constituent une part de l’identité française.
« *Transmettre, c’est à la fois préserver et faire vivre. Participer à la transmission des métiers d’art, c’est permettre à une nouvelle génération de s’approprier ces gestes nobles et rares* », a-t-elle déclaré.
Elle rappelle que ces savoir-faire représentent non seulement une « *force culturelle, mais aussi une force économique et territoriale* », participant pleinement à l’attractivité des régions et incarnant une « *forme de souveraineté culturelle et productive* ». Le programme Maîtres d’art – Élèves est la réponse de l’État face au risque de disparition de compétences parfois détenues par une poignée de professionnels.
La promotion 2026-2028 : un florilège de talents rares
Les huit binômes sélectionnés cette année, parmi plus d’une cinquantaine de candidatures, couvrent des domaines aussi variés que la facture instrumentale, le textile ou la photographie. Six des spécialités représentées sont inédites au sein du programme. La sélection met en lumière des métiers indispensables à la restauration du patrimoine, à la création contemporaine et aux filières d’excellence.
Les lauréats pour la période 2026-2028 sont :
– Stuc : Richard Auroux, stucateur (Île-de-France), avec son élève Ludovic Brun.
– Archèterie : Emmanuel Carlier, archetier (Île-de-France), avec son élève Lydia Golde.
– Taillanderie : Martin Claudel, taillandier (Bretagne), avec son élève Caroline Hasne.
– Photographie technicienne (tireur à l’agrandisseur) : Thomas Consani (Île-de-France), avec son élève Alexandre Dias Lopes.
– Facture d’instruments à vent historiques : Henri Gohin (Île-de-France), avec son élève Jules Leroy Terquem.
– Tissage à bras de velours de soie : Olivier Joannen (Hauts-de-France), avec son élève Pauline Desmullier.
– Facture d’instruments à cordes frottées : Antoine Lescombe (Normandie), avec son élève Nolwenn Lefevre.
– Marbrure sur papier : Marianne Peter, marbreur (Nouvelle-Aquitaine), avec son élève Paloma Errecaborde.
Un programme unique pour des savoir-faire précieux
Piloté depuis 2012 par l’Institut pour les Savoir-Faire Français, le programme offre un cadre structuré et un soutien financier. Chaque Maître d’art reçoit une allocation pour se consacrer à la transmission, tandis que l’Élève bénéficie d’une dotation pour développer son projet professionnel (acquisition d’outillage, formations, etc.).
« *Préserver un savoir-faire rare, ce n’est pas le figer : c’est lui permettre de vivre, d’évoluer et de surprendre. C’est choisir, ensemble, de durer* », explique Luc Lesénécal, Président de l’Institut pour les Savoir-Faire Français.
L’accompagnement sur le long terme, au cœur de l’atelier, garantit une transmission directe et profonde non seulement des gestes techniques, mais aussi d’une culture professionnelle et de valeurs d’excellence.
Des compétences stratégiques pour l’économie et l’innovation
Loin d’être figés dans le passé, ces métiers d’art sont des maillons stratégiques de filières économiques et des vecteurs d’innovation. La taillanderie, par exemple, répond aux enjeux de durabilité en proposant des outils réparables et adaptés. Le stuc-marbre se réinvente comme une alternative écologique à l’extraction intensive de la pierre. Ces savoir-faire sont également cruciaux pour la restauration de monuments historiques, comme l’a montré la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris avec des techniques médiévales.
Pour renforcer la connaissance de ces métiers, l’Institut a lancé la plateforme de ressources Per Durare (https://www.institut-savoirfaire.fr/per-durare), un projet collaboratif visant à documenter et partager la mémoire de ces savoir-faire.
Le dossier de presse complet de la promotion 2026-2028 est accessible au public via ce lien : http://ftp.inma-web.org/Maitre_dart/2026/DP_MAE_2026.pdf
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

