PARIS : Souveraineté numérique – Les datacenters régi…
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PARIS : Souveraineté numérique – Les datacenters régionaux, nouveaux piliers stratégiques face au boom de l’IA
À l’heure des investissements massifs dans l’IA, des acteurs comme Phocea DC et ETIX développent un maillage territorial de datacenters éco-efficaces.
La récente édition du sommet Choose France a mis en lumière une réalité incontournable : l’intelligence artificielle est au cœur de la compétition économique mondiale. Derrière les annonces d’investissements records se cache un enjeu d’infrastructure majeur, celui des datacenters. Loin d’être de simples centres de stockage, ils s’affirment désormais comme un pilier de la souveraineté numérique, de l’attractivité économique et de la résilience des territoires.
Si la France ambitionne d’accélérer le développement de ses capacités de calcul, cette dynamique soulève une question stratégique : comment éviter une concentration des infrastructures dans des hubs déjà saturés, comme la région parisienne, et garantir un développement numérique équilibré sur l’ensemble du territoire ?
Un enjeu de maillage territorial
La souveraineté numérique ne se construira pas uniquement à travers quelques projets nationaux de très grande envergure. Elle dépendra également de la capacité du pays à déployer un réseau d’infrastructures de proximité, capable de traiter localement les données produites localement. Cette approche vise à sécuriser les usages critiques pour les entreprises, les industries et les services publics régionaux, tout en désengorgeant les réseaux de télécommunication nationaux. C’est dans cette perspective que s’inscrivent des opérateurs spécialisés dans les datacenters régionaux et de proximité.
Phocea DC à Marseille : l’efficacité énergétique au service du local
Dans le sud de la France, l’entreprise Phocea DC, dirigée par Damien Desanti, illustre cette tendance en développant des infrastructures locales à haute performance énergétique. Son premier datacenter marseillais, baptisé DC-M1, a été conçu en partenariat avec Schneider Electric pour atteindre un très haut niveau d’efficacité. Il vise un indicateur d’efficience énergétique (PUE) de 1,2, une performance rendue possible par l’intégration de systèmes de récupération de chaleur et de refroidissement naturel (« free cooling »).
Preuve de sa vocation à répondre aux besoins les plus sensibles, le site a obtenu la certification HDS, qui l’autorise à héberger des données de santé. Cette spécificité en fait un partenaire clé pour les acteurs sanitaires, mais aussi pour les entreprises et les institutions publiques de la région qui recherchent des solutions d’hébergement souveraines et sécurisées.
ETIX : un réseau de proximité pour les nouveaux besoins de l’IA
Piloté par Louis Blanchot, ETIX défend un modèle complémentaire de datacenters de proximité, essentiels pour accompagner la transformation numérique des territoires. L’opérateur, qui gère aujourd’hui un parc de 15 datacenters, a inauguré en début d’année 2026 son nouveau site à Lille, baptisé Lille #4.
Cette nouvelle infrastructure est spécifiquement conçue pour répondre aux exigences de l’intelligence artificielle, qui requiert des installations résilientes, souveraines et capables de gérer les fortes densités de calcul des équipements de dernière génération. Le modèle d’ETIX permet ainsi de fournir aux écosystèmes économiques locaux la puissance de calcul nécessaire à leur développement, sans dépendre exclusivement des grands hubs nationaux. Ces deux approches montrent que l’avenir de l’infrastructure numérique française se joue aussi dans la capacité à bâtir un réseau décentralisé, agile et décarboné, au plus près des besoins des territoires.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

