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PARIS : Finance durable – Les critères ESG deviennent…

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PARIS : Finance durable – Les critères ESG deviennent un filtre décisif pour le risque de crédit

Une nouvelle étude d’Allianz Trade révèle que la performance en matière de durabilité, et surtout environnementale, est un indicateur clé du risque de défaut.

Si les fondamentaux financiers comme la rentabilité ou l’endettement demeurent les principaux indicateurs du risque de crédit, les critères de durabilité (ESG) s’imposent désormais comme un filtre d’analyse indispensable. C’est la conclusion majeure d’une étude publiée ce jour par Allianz Trade, leader mondial de l’assurance-crédit. Menée sur un panel mondial de plus de 7 400 entreprises, l’analyse démontre qu’une faible performance en matière de durabilité est systématiquement associée à un risque de défaut plus élevé et à une qualité de crédit moindre.

« Nos recherches confirment que, si les fondamentaux financiers restent les principaux moteurs du risque de crédit, les facteurs de durabilité peuvent apporter un niveau supplémentaire de calibrage du risque », déclare Fabrice Desnos, Membre du Comité Exécutif Groupe en charge de Credit Intelligence, Reinsurance et Surety chez Allianz Trade.

« Leur valeur réside dans l’affinement de la détection des risques de baisse, notamment en identifiant les profils les plus faibles dont les risques ne sont pas encore pleinement pris en compte dans les données financières », ajoute-t-il.

La performance environnementale, principal indicateur du risque de défaut

L’étude, intitulée « La durabilité comme filtre de crédit », établit une hiérarchie claire entre les trois piliers ESG (Environnemental, Social et de Gouvernance). La performance environnementale apparaît comme le facteur prédictif le plus direct du risque de défaut. Selon les analystes d’Allianz Trade, une augmentation de 10 points du score environnemental d’une entreprise est associée à une amélioration de 0,9 point de son score Z d’Altman, un indicateur de référence de la santé financière. Un tel gain est suffisant pour faire sortir une entreprise en situation limite de la zone de détresse.

La gouvernance, quant à elle, se révèle être un facteur déterminant pour la qualité de crédit au sens large, en lien avec la discipline financière et la transparence. Fait notable, les facteurs sociaux ne sont pas jugés statistiquement significatifs au niveau mondial, un résultat que l’étude invite à considérer.

Disparités régionales et sectorielles significatives

L’analyse met en lumière de fortes variations géographiques. Les entreprises européennes affichent les scores de durabilité les plus élevés (autour de 50 en moyenne), se montrant également les plus sensibles aux facteurs ESG. À l’inverse, les États-Unis sont à la traîne (score moyen autour de 40), avec des faiblesses marquées sur le volet environnemental (proche de 30).

Sur le plan sectoriel, les liens entre durabilité et solidité financière sont particulièrement marqués dans les secteurs où la transition énergétique, les risques opérationnels et de réputation sont aigus. Les services de communication, les biens de consommation courante et l’énergie sont ainsi les trois domaines où les critères ESG ont le plus d’influence.

« La conclusion principale est claire : la durabilité a un impact tangible sur le risque de défaut et la qualité de crédit », résume Florence Lecoutre, Membre du Comité Exécutif Groupe en charge du Développement Durable, de Data Analytics & IA, des Ressources Humaines, de la Conformité et de la Communication chez Allianz Trade.

Elle précise : « Cela appelle une approche pragmatique de l’intégration de la durabilité : se concentrer sur les risques significatifs, la pertinence sectorielle et, surtout, veiller à ce que les normes minimales soient respectées. »

Une analyse confirmée par les données internes

La robustesse de ces conclusions a été vérifiée en reproduisant l’analyse avec d’autres fournisseurs de données ESG, donnant des résultats quasi identiques. De plus, Allianz Trade confirme que ses propres notations de crédit internes intègrent déjà implicitement ces informations : une meilleure performance en durabilité est corrélée à de meilleures notations internes, validant l’idée que la durabilité est un facteur de résilience devenu crucial lorsque les entreprises sont sous pression.

À propos d’Allianz Trade

Allianz Trade est le leader mondial de l’assurance-crédit commercial et un spécialiste reconnu dans les domaines de la caution, du recouvrement, du financement structuré et du risque politique. Son réseau d’intelligence propriétaire repose sur un accès aux données de plus de 289 millions d’entreprises.

L’entreprise donne aux acteurs économiques la confiance nécessaire pour commercer en sécurisant leurs paiements et en les aidant à éviter les créances douteuses. La priorité est la protection prédictive, mais lorsque l’imprévu survient, la note de crédit AA d’Allianz Trade garantit les ressources nécessaires pour fournir une indemnisation.

Basé à Paris, Allianz Trade est présent dans plus de 40 pays et compte 5 900 employés. Son chiffre d’affaires consolidé s’élevait à 4 milliards d’euros, pour 1 400 milliards d’euros d’exposition sur les transactions commerciales mondiales assurées. Pour plus d’informations : https://www.allianz-trade.fr

via Presse Agence.