PARIS : Balance des paiements – Le déficit courant se…
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PARIS : Balance des paiements – Le déficit courant se réduit en avril grâce aux services
Le déficit des transactions courantes de la France s’est réduit à 0,2 milliard d’€ en avril, soutenu par la performance des services.
Selon les dernières données publiées par la Banque de France, le solde des transactions courantes de la France a affiché un déficit de 0,2 milliard d’euros en avril 2026. Ce chiffre, corrigé des variations saisonnières et des jours ouvrables, marque une nette amélioration par rapport au déficit de 0,9 milliard enregistré au mois de mars. Cette embellie est principalement due au dynamisme des échanges de services, qui a permis de compenser le poids persistant de la facture énergétique.

Un déficit des biens contenu par l’excédent des services
L’analyse détaillée des composantes révèle des dynamiques contrastées. Le déficit des échanges de biens, bien que toujours important, a légèrement diminué pour s’établir à 3,9 milliards d’euros, contre 4,1 milliards en mars. Cette légère amélioration masque cependant une divergence notable : les échanges de biens hors énergie ont généré un excédent de 0,6 milliard d’euros, témoignant de la bonne tenue de certains secteurs exportateurs.

En revanche, la facture énergétique continue de peser lourdement sur la balance commerciale. Elle s’est même alourdie en avril, atteignant 4,5 milliards d’euros, contre 4,2 milliards le mois précédent.
C’est donc le secteur des services qui a été le principal moteur de l’amélioration du solde courant. L’excédent des échanges de services a en effet progressé de manière significative, passant de 3,9 milliards d’euros en mars à 4,5 milliards en avril, confirmant son rôle de pilier de la balance des paiements française.
Une tendance annuelle qui reste dégradée
Malgré ce bon résultat mensuel, la tendance sur le long terme invite à la prudence. En cumul sur les douze derniers mois, le solde des transactions courantes de la France reste largement déficitaire, à -6,6 milliards d’euros. Ce chiffre marque une dégradation par rapport à la situation observée un an auparavant, où le déficit cumulé sur douze mois s’élevait à -2,6 milliards d’euros.

Volatilité marquée des flux de capitaux
Le compte financier, qui retrace les flux d’investissements avec le reste du monde, met en lumière une forte volatilité. En cumul sur un an, il affiche des entrées nettes de capitaux de seulement 0,6 milliard d’euros en avril 2026, un chiffre en chute libre par rapport aux 32,4 milliards d’entrées nettes enregistrées à la même période en 2025.
Cette évolution globale cache des mouvements spectaculaires. Les investissements de portefeuille connaissent un retournement majeur, avec des entrées nettes de 72,1 milliards d’euros, alors qu’ils enregistraient des sorties nettes de 90,1 milliards un an plus tôt. À l’inverse, les investissements directs et les produits financiers dérivés affichent désormais des sorties nettes massives, s’élevant respectivement à 34,7 et 39,0 milliards d’euros, après avoir enregistré des entrées substantielles en avril 2025. Enfin, les entrées nettes au titre des « autres investissements » se sont effondrées, se limitant à 2,5 milliards contre 70,2 milliards un an auparavant.
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via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
