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PARIS : Thibault de Saint-Simon : « Faire de l’entrepreneuriat un levier d’insertion pour les jeunes en rupture »
À l’heure des résultats de Parcoursup, la Fondation Entreprendre alerte sur les jeunes exclus du système et promeut l’entrepreneuriat comme solution.
Alors que les premiers résultats de la plateforme Parcoursup sont dévoilés ce 3 juin, l’attention se focalise sur les centaines de milliers de lycéens en attente d’une affectation. Une période de stress intense, qualifiée en 2022 par le Président Emmanuel Macron d’« usine à stress », qui rythme l’orientation post-bac. Pourtant, en marge de cette effervescence, une part significative de la jeunesse reste invisible. La Fondation Entreprendre, engagée pour la cause entrepreneuriale, tire la sonnette d’alarme sur le sort de ces « grands oubliés » : les jeunes en rupture de parcours, ni en études, ni en emploi, ni en formation.
Les NEET, angle mort des politiques publiques
Ces jeunes, connus sous l’acronyme NEET (« Not in Education, Employment or Training »), évoluent hors des circuits traditionnels de formation et des radars des agences pour l’emploi. Pour la Fondation Entreprendre, leur situation représente un risque socio-économique majeur et un échec collectif en matière d’inclusion. Face à ce constat, son Directeur Général, Thibault de Saint-Simon, interpelle les décideurs sur la nécessité de repenser les dispositifs d’orientation pour qu’ils intègrent activement ces profils laissés-pour-compte. Il s’agit, selon lui, d’adopter une vision plus large et plus inclusive, capable de proposer des solutions adaptées à des parcours non linéaires.
L’entrepreneuriat comme réponse concrète
Au-delà du diagnostic, la fondation met en avant une solution qu’elle juge sous-exploitée : la création d’entreprise comme vecteur d’insertion professionnelle et sociale. À travers son programme « Entr&prends ton Avenir », spécifiquement dédié à ces jeunes, elle démontre que la démarche entrepreneuriale peut être un puissant outil de remobilisation. Thibault de Saint-Simon insiste sur les bénéfices multiples de cette approche, qui va bien au-delà de la simple création de valeur économique.
« L’entrepreneuriat n’est pas seulement un moteur économique. Pour les jeunes en rupture, il offre ce que peu de dispositifs parviennent à apporter simultanément : de la confiance, des compétences, un projet et une perspective d’avenir », souligne Thibault de Saint-Simon.
Un appel à démocratiser le levier entrepreneurial
Forte de son expérience de terrain, la Fondation Entreprendre appelle les pouvoirs publics à reconnaître officiellement l’entrepreneuriat comme un outil d’insertion à part entière. Cela passerait par une démocratisation de l’accès à l’information, à la formation et à l’accompagnement pour tous les jeunes, quel que soit leur niveau de qualification ou leur situation. Il ne s’agit plus de réserver l’esprit d’entreprise à une élite, mais de l’envisager comme une voie possible et valorisante pour reconstruire un avenir professionnel et personnel.
« Nous pressons donc nos pouvoirs publics à reconnaître la puissance du levier et de la démarche entrepreneuriale de sorte à en faire un outil d’insertion à part entière ! », conclut le Directeur Général de la Fondation Entreprendre.
En cette période charnière pour l’avenir des jeunes, l’appel de la fondation vise à élargir le champ des possibles et à garantir qu’aucun jeune ne soit définitivement laissé sur le bord du chemin de l’emploi et de l’épanouissement.
via Presse Agence.