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PARIS : Addiction numérique – Une étude révèle que 74…

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PARIS : Addiction numérique – Une étude révèle que 74 % de la Génération Z se sent dépendante des réseaux sociaux

Une nouvelle enquête de PlayersTime met en lumière une dépendance massive aux réseaux sociaux, particulièrement chez les jeunes de la Génération Z.

Alors que de plus en plus de pays, à l’image de la Malaisie, envisagent de restreindre l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, une étude approfondie vient quantifier l’ampleur d’un phénomène que beaucoup pressentaient : l’addiction numérique. Commanditée par PlayersTime et menée en avril 2026 auprès d’un panel de 1 509 adultes, principalement en Amérique du Nord et en Europe, l’enquête dresse un constat sans équivoque sur la dépendance perçue des utilisateurs, avec des clivages générationnels et de genre particulièrement marqués.

Au total, près de la moitié des participants (49,3 %) admet se sentir dépendante d’au moins une plateforme, tandis que 20,3 % se déclarent incertains. Seuls 30,4 % des sondés nient ressentir une telle dépendance.

Une fracture générationnelle alarmante

Le rapport met en évidence une différence spectaculaire entre les tranches d’âge. Près de trois quarts des répondants de la Génération Z (18-29 ans), soit 74,1 %, affirment se sentir dépendants des réseaux sociaux. Ce chiffre chute à 44,1 % pour les Millennials (30-45 ans), illustrant une relation bien plus intense des plus jeunes avec les plateformes numériques.

Le fossé se creuse davantage avec les générations plus âgées. Seuls 18,5 % de la Génération X (46-61 ans) et 26,9 % des Baby Boomers (62-80 ans) se disent concernés par cette dépendance. Plus de 60 % de la Génération X et plus de la moitié des Baby Boomers déclarent explicitement ne pas se sentir dépendants.

Les jeunes femmes, première ligne de la dépendance

L’étude révèle également un écart significatif entre les sexes. Globalement, 61,2 % des femmes déclarent ressentir une addiction, contre 40,6 % des hommes.

Cette tendance est particulièrement prononcée au sein de la Génération Z, où près de 80 % des jeunes femmes (79,5 %) se sentent dépendantes, contre 70,1 % des jeunes hommes du même âge. Cette statistique fait des jeunes femmes le groupe démographique le plus touché par ce phénomène.

Des usages quotidiens profondément ancrés

Au-delà du sentiment de dépendance, l’enquête analyse les comportements. Plus de la moitié des participants (51 %) passent au moins trois heures par jour sur les réseaux sociaux, une proportion qui grimpe à 78,6 % pour la Génération Z. Par ailleurs, 46 % des sondés admettent consulter systématiquement leur téléphone dans les cinq minutes suivant leur réveil.

Ces usages ont des conséquences directes sur la vie professionnelle et personnelle : plus de 61 % des personnes interrogées reconnaissent que les réseaux sociaux les distraient souvent de leurs responsabilités ou de leur travail.

Un impact direct sur la santé mentale

L’impact psychologique de cette hyperconnexion est tangible. Interrogés sur leurs émotions après de longues périodes en ligne, 64,4 % des répondants se sentent fatigués et épuisés, 56,5 % évoquent un sentiment de surmenage et des difficultés de concentration.

Aleksandra Dimitrova, analyste de données et auteure de l’étude chez PlayersTime, met en perspective ces résultats.

« Les réseaux sociaux sont devenus une industrie massive de plusieurs milliards de dollars, mais à quel moment un fort engagement cesse-t-il d’être une réussite commerciale pour devenir un problème de santé publique ? », s’interroge-t-elle.

« Lorsque près des trois quarts des utilisateurs de la Génération Z déclarent se sentir dépendants, il est difficile de rejeter le problème comme une simple question de discipline personnelle. Après tout, ces plateformes ne sont pas des outils passifs ; elles sont conçues pour maximiser l’attention grâce à des algorithmes personnalisés, des flux infinis et des notifications constantes qui encouragent les utilisateurs à revenir sans cesse », analyse Aleksandra Dimitrova.

Elle souligne que les implications s’étendent bien au-delà du temps d’écran, citant des liens avérés avec une dégradation du sommeil, une baisse de la concentration, une anxiété accrue et une productivité en berne.

L’étude complète, qui explore également les tendances actuelles sur Google et TikTok, est disponible sur le site de PlayersTime (https://www.playerstime.com/reports/doomscrolling-survey/). Les données brutes utilisées pour l’analyse sont accessibles publiquement via Google Drive (https://docs.google.com/spreadsheets/d/1rU_XFEu2BCKXyRzONWIbo5oSyeun2Ax7_nKPAoXHzKk/edit?gid=86565799#gid=86565799).

via Presse Agence.