PARIS : Fret ferroviaire – Le manque de terminaux men…
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PARIS : Fret ferroviaire – Le manque de terminaux menace la souveraineté énergétique et logistique de la France
MODAL GROUP alerte sur le manque de terminaux multimodaux, un frein majeur au report modal et à la compétitivité des ports français.
Alors que la France s’est fixé l’objectif ambitieux de doubler la part du fret ferroviaire de 9 % en 2019 à 18 % d’ici 2030, le développement des infrastructures peine à suivre. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de nécessaire transition énergétique, le transport de marchandises par rail, majoritairement électrique, s’impose comme un levier stratégique pour la souveraineté du pays. Cependant, selon MODAL GROUP, acteur majeur du secteur, le manque criant de terminaux multimodaux risque de compromettre ces ambitions et d’affaiblir la position logistique de la France en Europe.
Un enjeu de souveraineté et de compétitivité
L’accélération de l’électrification de l’économie française rend le report du transport routier vers le rail plus pertinent que jamais. Il permet non seulement de réduire drastiquement les émissions de CO₂, mais aussi de diminuer la forte dépendance du pays aux énergies fossiles importées, dont les prix restent très volatils. Les infrastructures multimodales, qui assurent le transfert efficace des marchandises entre la route, le rail, le fluvial et le maritime, sont la clé de voûte de cette transition.
Malgré l’adoption en première lecture par le Sénat, le 28 avril 2026, d’une nouvelle loi-cadre visant à soutenir le fret ferroviaire, les intentions politiques risquent de rester lettre morte sans réalisations concrètes et rapides. Le principal obstacle identifié est le déficit de terminaux capables de massifier les flux et de connecter efficacement les bassins industriels aux grands corridors logistiques. Ce retard menace directement la compétitivité des grands ports français face à leurs concurrents du nord de l’Europe, qui ont massivement investi dans ces plateformes.
Quatre priorités pour un plan d’action concret
Fort de plus de vingt ans d’expérience dans les solutions intermodales, MODAL GROUP a identifié quatre axes prioritaires pour transformer la loi-cadre en un véritable accélérateur de la multimodalité.
Le premier consiste à sécuriser et accélérer l’exécution des programmes d’investissement déjà prévus. L’opérateur appelle à simplifier les démarches administratives et à appliquer aux projets de terminaux les procédures accélérées déjà en vigueur pour d’autres secteurs industriels stratégiques. L’exemple du terminal multimodal de Dunkerque, qui avance rapidement grâce à une bonne coordination, doit devenir la norme.
Le deuxième axe est de reconnaître les terminaux comme des infrastructures stratégiques pour la souveraineté économique. Leur intégration au cœur des stratégies portuaires est essentielle. Le projet de Dunkerque, qui a mobilisé un investissement de 25 millions d’euros et vise une capacité de 50 000 unités intermodales par an, illustre le potentiel de ces hubs logistiques.
Troisièmement, il est impératif de garantir la connexion opérationnelle de ces terminaux aux grands corridors ferroviaires et fluviaux, y compris sur les axes transfrontaliers avec l’Espagne et l’Italie, pour assurer la continuité et la crédibilité des services.
Enfin, MODAL GROUP souligne la nécessité de mobiliser les financements privés aux côtés de l’investissement public. Pour cela, les opérateurs industriels doivent bénéficier d’une meilleure visibilité sur la durée d’exploitation, d’une sécurisation juridique de leurs investissements et d’une clarification des circuits de décision et de financement.
Bernard Meï, président de MODAL GROUP, résume l’urgence de la situation.
« La France dispose de tous les atouts pour devenir un acteur majeur du fret décarboné en Europe, mais elle doit désormais accélérer concrètement le développement de ses infrastructures multimodales », déclare Bernard Meï, président de MODAL GROUP.
« Le véritable enjeu est de connecter efficacement les ports, le rail et les territoires industriels, et d’associer des partenaires financiers pour éviter un décrochage logistique face aux grands hubs du nord de l’Europe. Les opérateurs privés sont prêts à investir davantage dans les infrastructures multimodales, à condition d’avoir de la visibilité sur le cadre, des règles adaptées à la réalité industrielle et à la durée des investissements ».
À propos de MODAL GROUP
Fondé en 2002 par Bernard Meï, son actuel président, MODAL GROUP est une ETI familiale qui développe un écosystème intégré de solutions multimodales bas carbone. Le groupe investit dans les infrastructures, les équipements et les services pour ses clients à l’échelle mondiale.
Distingué en 2024 et 2025 comme « Champion de la Croissance » par Les Échos, MODAL GROUP rassemble 260 collaborateurs dans 8 pays. Il exploite une flotte de 8 000 EVP (équivalent vingt pieds) et 2 000 plateformes de wagons intermodaux, pour un chiffre d’affaires supérieur à 115 millions d’euros. Sa marque MODALIS est la référence du groupe pour la location d’équipements intermodaux.
Pour plus d’informations : www.modal-group.fr
via Presse Agence.


