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PARIS : Jonathan DEBIS (ADMD) : « Face au risque d’enliseme…

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PARIS : Jonathan DEBIS (ADMD) : « Face au risque d’enlisement, nous faisons le choix de la responsabilité »

L’ADMD a choisi de ne déposer aucun amendement sur les soins palliatifs pour accélérer l’adoption de la loi sur la fin de vie au Sénat.

Dans un geste politique significatif, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) a annoncé sa décision de ne déposer aucun amendement sur la proposition de loi relative aux soins palliatifs, lors de sa deuxième lecture au Sénat qui s’est tenue du 11 au 13 mai 2026. Cette stratégie vise à éviter un enlisement parlementaire et à garantir une adoption rapide d’un texte jugé consensuel, tout en concentrant ses efforts sur le volet crucial de l’aide à mourir.

Un geste stratégique pour un vote accéléré

Le parcours législatif des textes sur la fin de vie est entré dans une phase décisive. Face au risque de voir le processus s’étirer, l’ADMD a opté pour une approche pragmatique. En renonçant à amender le texte sur l’accompagnement et les soins palliatifs, l’association espère favoriser un « vote conforme » entre le Sénat et l’Assemblée nationale. Un tel vote, où les deux chambres adoptent un texte identique, permettrait d’éviter une nouvelle navette parlementaire et d’accélérer considérablement la promulgation de cette partie de la loi, très attendue par les professionnels de santé et les familles.

Cette décision est assumée comme un acte de responsabilité par le président de l’association, Jonathan Denis, qui souhaite répondre à l’impatience des citoyens.

« Notre responsabilité est de ne pas ralentir davantage un processus déjà trop long. Les Français attendent des avancées concrètes. En ne proposant pas d’amendement sur la proposition de loi relative aux soins palliatifs, nous faisons le choix de favoriser un vote définitif rapide », a-t-il déclaré.

Des amendements ciblés sur le droit à l’aide à mourir

Si l’ADMD fait preuve de conciliation sur le volet des soins palliatifs, sa position est plus offensive concernant la proposition de loi sur le droit à l’aide à mourir. Pour ce texte, l’association a déposé un nombre restreint d’amendements dont l’objectif est clair : revenir à la version initiale adoptée par l’Assemblée nationale. Cette démarche suggère que des modifications substantielles introduites par le Sénat en première lecture ont dénaturé l’esprit du projet de loi aux yeux de l’association.

« De même, s’agissant de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, nous déposons des amendements en nombre limité, visant à rétablir le texte adopté par l’Assemblée nationale, en écartant les débats déjà tranchés par les deux assemblées », a précisé Jonathan Denis.

L’échéance de l’été en ligne de mire

L’ADMD rappelle l’urgence de la situation et la nécessité de légiférer pour apporter des réponses concrètes à toutes les situations de fin de vie. L’association entend ainsi mettre la pression sur les parlementaires et le Gouvernement pour que l’engagement d’une adoption définitive des textes avant l’été soit respecté. Ce calendrier est perçu comme essentiel pour satisfaire les attentes des patients, de leurs proches et des soignants qui réclament un cadre légal clair et humain.

À propos de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD)

Fondée en 1980, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) est une association loi 1901 qui milite pour que chaque citoyen français puisse bénéficier d’une fin de vie libre et choisie, conformément à sa volonté.

L’association mène des actions de sensibilisation auprès du public et des pouvoirs publics pour faire évoluer la législation française. Toutes les informations sur ses actions sont disponibles sur son site officiel : admd.org.

Conformément au Règlement général sur la protection des données (RGPD), l’ADMD a désigné Maître Etienne Deshoulières comme Délégué à la protection des données (DPO) et sa politique de confidentialité est consultable en ligne.

via Presse Agence.