VILLEFRANCHE-SUR-MER : Art contemporain – Arne QUINZE…
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VILLEFRANCHE-SUR-MER : Art contemporain – Arne QUINZE et Joana VASCONCELOS font dialoguer l’absurde et le rêve à la Citadelle
La Citadelle de Villefranche-sur-Mer accueille une exposition monumentale d’Arne Quinze et Joana Vasconcelos, inspirée par Jean Cocteau.
La Citadelle historique de Villefranche-sur-Mer présentera, du 20 juin au 31 octobre 2026, une exposition majeure intitulée « L’Absurde et le Rêve ». Cet événement d’envergure réunira l’artiste belge Arne Quinze, initiateur du projet, et l’artiste portugaise Joana Vasconcelos, invitée à collaborer pour créer un ensemble d’œuvres explorant le poétique, le surréel et l’inattendu. Plaçant leur dialogue sous l’égide de Jean Cocteau, dont l’héritage est profondément ancré dans la ville, l’exposition vise à dissoudre les frontières entre le rationnel et le fantastique.
Un dialogue artistique monumental
Déployée dans l’ensemble de la forteresse, l’exposition occupera à la fois les espaces extérieurs avec des installations monumentales et les salles intérieures pour des environnements plus intimes. Le parcours proposera aux visiteurs des sculptures, des installations immersives, des peintures à l’huile, ainsi que des œuvres vidéo et sonores. Selon les organisateurs, l’événement a été conçu pour offrir un « récit singulier et immersif », qui inclura également des créations conjointes de Quinze et Vasconcelos, fusionnant leurs univers artistiques respectifs. Chaque espace de la Citadelle est pensé comme une toile vivante, destinée à reconnecter l’histoire du lieu, l’art et la nature environnante.
L’héritage de Cocteau comme fil conducteur
L’influence de Jean Cocteau est la pierre angulaire du projet. Arne Quinze explique lui-même la genèse de cette inspiration dans une note d’intention : « Ma plus grande source d’inspiration pour L’Absurde et le Rêve, mais aussi pour cette collaboration avec Joana Vasconcelos, vient de Jean Cocteau. Quand j’ai découvert la Citadelle et le village de Villefranche-sur-Mer, j’ai senti sa présence partout : dans la lumière, dans les pierres, dans le silence du lieu. Son esprit semble encore habiter cet endroit. Au moment où je commençais à imaginer cette exposition, son film Le Testament d’Orphée tournait en boucle dans mon atelier. C’est vraiment de là qu’est né L’Absurde et le Rêve. Dans l’univers de Cocteau, le poète évolue entre le réel et le mythe, entre la raison et l’imagination, entre la vie et l’immortalité. Cette vision résonne profondément avec mon propre travail d’artiste : défendre la diversité dans un monde qui tend de plus en plus vers l’uniformité. Aujourd’hui, cette diversité est fragilisée. La modernisation et les dynamiques politiques mondiales nous poussent vers des sociétés toujours plus standardisées. Face à cela, je choisis de me tourner vers la beauté. La nature est là, tout autour de nous. Dans sa fragilité, sa spontanéité et sa multiplicité, elle nous rappelle ce qu’est la vraie diversité. Elle reste notre plus grand guide. Pourtant, nos villes de béton et notre urbanisation nous en éloignent chaque jour un peu plus, créant des environnements uniformes et monotones. L’Absurde et le Rêve est une manière de résister à cet appauvrissement. Inspirés par l’esprit de Cocteau, nous cherchons à sortir d’une pensée trop uniforme pour ouvrir la porte à un monde plus libre, fait de diversité, d’imagination et de possibilités. Ici, nous proposons d’autres réalités. Ici, nous rêvons, nous expérimentons, nous osons. Nous choisissons l’audace plutôt que le conformisme. Célébrons la beauté de la diversité ».
Deux univers en résonance
Pour incarner cette vision, Joana Vasconcelos entre en dialogue avec l’œuvre d’Arne Quinze à travers un vocabulaire artistique qualifié de « vibrant, marqué par la dualité, la rupture et la transformation ». Sa pratique est reconnue pour faire entrer le domestique dans l’espace public, libérant des objets traditionnellement associés à l’intimité pour les projeter dans des cadres monumentaux. En remettant en question les oppositions classiques entre intérieur et extérieur, privé et collectif, l’artiste portugaise joue sur les échelles et les matières pour créer un dialogue onirique qui transforme le familier. Par l’effet de surprise, elle cherche à perturber l’ordinaire pour faire basculer le quotidien dans le surréel.
Une curation d’envergure internationale
Le projet est porté par une équipe curatoriale de premier plan. L’exposition est commissariée par Selcan Atilgan, fondatrice de la société de conseil artistique ARTSA, et présentée sous la direction de Camille Frasca, directrice de La Citadelle – Centre d’Art et Musée. Elles sont rejointes par la commissaire britannique Clare Lilley, ancienne directrice du Yorkshire Sculpture Park et commissaire de Frieze Sculpture à Londres, qui intervient en tant que « Guest Curator » pour structurer le cadre éditorial de l’exposition. Cette collaboration promet une expérience conçue pour inviter le public dans un univers de « réflexion, de curiosité et d’émerveillement ».
via Press Agence.


