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PARIS : Pierre VANDENHOVE : « L’Europe ne gagnera pas…

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PARIS : Pierre VANDENHOVE : « L’Europe ne gagnera pas la bataille industrielle sur le coût »

Face à la concurrence mondiale, le PDG de DV GROUP prône un modèle industriel européen fondé sur la qualité, l’innovation et la sobriété.

Dans un climat international marqué par une instabilité géopolitique croissante et une escalade des droits de douane, l’industrie européenne navigue en pleine incertitude. Les décisions d’investissement sont retardées, de nombreux projets sont suspendus et l’année 2026 s’annonce d’ores et déjà complexe pour une grande partie du secteur. Face à ce constat, une question se pose : quelles ambitions l’Europe peut-elle nourrir pour son avenir industriel ? Pour Pierre Vandenhove, président-directeur général de DV GROUP, la réponse ne se trouve ni dans la course aux volumes ni dans la compression des coûts.

Le constat d’une compétition déséquilibrée

L’ère où la compétition se jouait uniquement sur la rapidité de production ou les prix bas est révolue, estime le dirigeant. « L’Europe ne gagnera pas la bataille industrielle en cherchant à produire plus vite ou moins cher que ses concurrents », affirme-t-il. Face à des géants comme la Chine et les États-Unis, qui disposent de leviers différents, tenter de rivaliser sur le même terrain serait une impasse. Pour Pierre Vandenhove, l’Union européenne doit au contraire capitaliser sur ses forces et assumer un modèle qui lui est propre, en rupture avec la logique purement quantitative. Sa conviction est que l’avenir industriel du continent passe par une affirmation claire de ses valeurs et de ses atouts distinctifs.

Un nouveau paradigme industriel pour l’Europe

Le modèle défendu par le PDG de DV GROUP, spécialiste reconnu de l’industrie 4.0, s’articule autour de quatre piliers fondamentaux : la qualité, l’innovation, la sobriété carbone et le respect des collaborateurs. Il s’agit de construire un écosystème où l’excellence des produits et des processus devient la norme, où la recherche et le développement sont encouragés pour maintenir une avance technologique, et où l’impact environnemental est systématiquement intégré dans les stratégies. Cette vision place également l’humain au centre, promouvant un modèle hybride où la technologie se met au service des compétences et du bien-être des salariés, et non l’inverse. Ce positionnement, Pierre Vandenhove l’incarne lui-même, ayant transformé en près de trente ans une entreprise de réparation de moteurs en un groupe européen structuré comptant 25 implantations.

De la contrainte à l’avantage compétitif

Loin d’être une simple posture éthique, cette approche est présentée comme un véritable levier de compétitivité. En faisant de la durabilité, de l’exigence sociale et de la qualité des standards non négociables, l’Europe peut créer une différenciation forte sur le marché mondial. Ces valeurs deviendraient alors une signature, un label de confiance pour les consommateurs et les partenaires internationaux. Pour y parvenir, Pierre Vandenhove insiste sur la nécessité d’une plus grande convergence économique et stratégique entre les États membres de l’Union. Une politique industrielle commune et ambitieuse est, selon lui, indispensable pour faire de ce modèle exigeant un avantage décisif face aux puissances industrielles concurrentes et pour assurer la résilience et la souveraineté du continent.

 

via Press Agence.