PARIS : Les choix politiques d’un pays qui s’enlise !
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PARIS : Les choix politiques d’un pays qui s’enlise !
Une jeunesse sacrifiée et un État obèse.
Il y a des chiffres qui vous claquent au visage. Entre 2021 et 2025, le chômage des 15‑24 ans en France est passé de 18,9 % à 19,7 %. Pendant ce temps, l’Union européenne, elle, a réduit le sien de 9 %. Deux trajectoires opposées, deux visions du monde. D’un côté, des pays qui réforment. De l’autre, la France, qui s’enfonce dans un modèle étatique devenu incapable de protéger ceux qu’il prétend défendre.
Face à cette réalité, le gouvernement a sorti un énième « plan d’accélération pour l’emploi des jeunes ». Quatre ministères mobilisés, des axes, des sous‑axes, des dispositifs, des acronymes. Bref : la liturgie habituelle de la technocratie française.
Mais derrière le vernis, une constante : l’État s’arroge encore le rôle de planificateur du marché du travail, comme si la France de 2026 était l’URSS de 1970.
Gorbatchev disait : « La France est le seul pays où le communisme a réussi ». Il est mort trop tôt pour le voir.
Un État qui prétend tout prévoir, mais qui se trompe sur tout
Le plan gouvernemental promet d’« anticiper les besoins du marché du travail ». Une prétention vertigineuse. Depuis quarante ans, l’État n’a jamais su anticiper quoi que ce soit : ni les pénuries de médecins, ni celles d’ingénieurs, ni l’effondrement de l’apprentissage, ni l’explosion des métiers du numérique.
Et pourtant, il persiste. Cette fois, il mise sur les compétences liées à la transition écologique. Non pas parce que le marché les réclame massivement, mais parce que l’idéologie dominante les érige en priorité absolue.
Les formations courtes, coûteuses et souvent inefficaces, sont à nouveau présentées comme la solution miracle. Pendant ce temps, les entreprises — les seules qui créent réellement des emplois — sont reléguées au rang de figurantes, invitées à « respecter leurs obligations ».
Le message est clair : l’État sait, l’entreprise exécute.
Pendant que les jeunes galèrent, la fonction publique prospère
Le contraste est saisissant. Alors que les jeunes peinent à entrer sur le marché du travail, la fonction publique, elle, voit ses salaires progresser à un rythme que le privé ne peut même pas envisager.
En 2024 :
• Le salaire net moyen dans la fonction publique d’État a augmenté de 2,6 %, atteignant 3 018 €.
• Dans le privé, la hausse n’a été que de 0,8 %, pour 2 733 €.
• Les agents de catégorie A ont bénéficié d’une progression de 3,4 %, soit quatre fois plus que dans le privé.
• Même la fonction publique hospitalière gagne en moyenne 163 € de plus que le privé.
Autrement dit : L’État paie mieux, augmente plus vite, et protège davantage… alors même qu’il ne crée aucune richesse marchande. Et ce modèle, financé par une dette publique abyssale, serait soutenable ? Non. Il est politiquement confortable, mais économiquement suicidaire.
La France doit choisir : Sauver sa jeunesse ou sauver son appareil bureaucratique
Le cœur du problème est là : la France protège davantage son administration que sa jeunesse.
Elle préfère financer des hausses salariales publiques plutôt que d’alléger les charges qui empêchent les entreprises d’embaucher.
Elle préfère multiplier les plans plutôt que réformer l’école.
Elle préfère maintenir un statut de fonctionnaire figé plutôt que rémunérer au mérite, comme le font la plupart des pays de l’OCDE.
Ce n’est pas une fatalité. C’est un choix politique. Pour sortir de l’impasse, il faut rompre avec le modèle étatique hypertrophié
La France ne retrouvera pas le chemin de la prospérité en empilant les dispositifs, mais en changeant de paradigme :
• Réduire le nombre de fonctionnaires pour concentrer l’action publique sur ses missions essentielles.
• Supprimer le statut de la fonction publique et instaurer une rémunération au mérite.
• Réformer profondément l’école pour la reconnecter au marché du travail.
• Alléger massivement les charges afin de libérer l’embauche des jeunes.
• Redonner aux entreprises un rôle central dans la formation et l’insertion.
Ce sont ces choix — courageux, impopulaires, mais nécessaires — qui permettront à la jeunesse française de retrouver l’espoir.
En conclusion, la jeunesse n’a pas besoin d’un État nounou, mais d’un État qui cesse d’étouffer le pays.
La France ne manque ni de talents, ni d’énergie, ni d’envie. Elle manque de lucidité.
Tant que l’État continuera à se croire omniscient, tant qu’il privilégiera son propre confort plutôt que l’avenir des jeunes, le pays restera englué dans le chômage, la stagnation et la frustration.
Il est temps de choisir :
La jeunesse ou la bureaucratie. L’avenir ou la continuité. La liberté économique ou l’immobilisme administratif.
Bernard BERTUCCO VAN DAMME via Presse Agence

