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PARIS : Crise des carburants – Stéphane RAMBAUD accus…

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PARIS : Crise des carburants – Stéphane RAMBAUD accuse l’exécutif « de proposer des mesurettes inefficaces »

Face à la flambée des prix, l’exécutif est vivement critiqué par Stéphane Rambaud, député de la 3ème circonscription du Var, pour des aides jugées complexes et insuffisantes, l’opposition réclamant une baisse des taxes.

La conférence de presse du Premier Ministre, Sébastien Lecornu, sur la crise des carburants a suscité de vives réactions, notamment de la part du Rassemblement National qui dénonce une série de « non-annonces ». Après 80 jours de conflit international et de hausse continue des prix à la pompe, les mesures gouvernementales sont qualifiées de « mesurettes » et d’« usines à gaz », laissant de nombreux Français et secteurs professionnels sans soutien concret face à l’urgence économique.

Un dispositif d’aides jugé insuffisant et complexe

Pour Stéphane Rambaud : « Le gouvernement a annoncé la simple reconduction en juin des dispositifs existants, avec un léger élargissement, tout en appelant les entreprises à contribuer via des aides pour leurs salariés. Cette approche est jugée largement insatisfaisante par l’opposition, qui pointe du doigt la complexité et la faible portée des aides ciblées. Celles-ci se traduiraient par une diminution moyenne de 20 centimes par litre pour les quelques bénéficiaires éligibles, un chiffre mis en balance avec la proposition du Rassemblement National d’une baisse de 43 centimes par litre, obtenue par une réduction de la TVA et de la TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques) ».

Le parlementaire varois reprend : « Le manque d’attrait du dispositif actuel serait confirmé par les chiffres : à ce jour, seulement 2 000 demandes d’aides auraient été enregistrées. Pour les détracteurs de la politique gouvernementale, cette situation illustre une volonté de gagner du temps et d’éviter la seule mesure jugée efficace et équitable : une baisse massive et immédiate des taxes pour tous les consommateurs. Une telle mesure, simple et lisible, pourrait être adoptée via un budget rectificatif et financée, selon l’opposition, par des économies réalisées sur d’autres postes de dépenses de l’État ».

Baisse de la consommation et débat sur la « cagnotte » fiscale

« Le gouvernement a justifié l’absence de marge de manœuvre en arguant d’une perte de recettes fiscales de 100 millions d’euros depuis le début de la crise, par rapport à la même période en 2025. Loin d’être un argument valable pour l’opposition, ce chiffre serait au contraire la conséquence directe de l’inaction de l’exécutif.

Cette baisse des recettes s’expliquerait par une chute de 30 % de la consommation de carburant. Pour le Rassemblement National, cette contraction est le symptôme d’une crise plus profonde : elle reflète les sacrifices des Français, contraints de limiter drastiquement leurs déplacements, et annonce des difficultés accrues pour les entreprises et un risque de récession économique », insiste Stéphane Rambaud.

« De plus, la « perte » de 100 millions d’euros est mise en perspective avec les recettes fiscales globales. Chaque année, l’État perçoit 42 milliards d’euros grâce à la fiscalité sur les carburants. Rapportée à ce montant, la baisse de 100 millions ne représente qu’une diminution de 0,25 % des recettes, un chiffre jugé marginal qui ne justifierait en rien le maintien d’une pression fiscale jugée « intolérable » sur le pouvoir d’achat des ménages », déplore, enfin, le député du Var.

via Press Agence.