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PARIS : Nuit des Musées – Sept institutions parisiennes célèbrent 140 ans de relations France-Corée

Pour les 140 ans des relations franco-coréennes, sept musées parisiens proposeront des performances artistiques inédites le 23 mai prochain.

À l’occasion de la Nuit européenne des musées, qui se tiendra le samedi 23 mai 2026, la création artistique coréenne contemporaine sera mise à l’honneur dans sept prestigieuses institutions parisiennes. Cet événement exceptionnel, orchestré par le Centre Culturel Coréen en partenariat avec Paris Musées et le Musée national des arts asiatiques Guimet, s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 140ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée. L’objectif est de nourrir le dialogue interculturel à travers une programmation de concerts, spectacles de danse et performances rituelles, chaque création étant pensée pour entrer en résonance avec l’identité et les collections des musées hôtes.

Un dialogue entre tradition et modernité

La Maison de Victor Hugo accueillera le collectif Ip Koa Son pour une relecture audacieuse des *Misérables* sous la forme d’un pansori, l’art coréen du récit chanté. Cette fresque épique, mêlant chant narratif et percussions rituelles dans une esthétique sobre, entend créer une passerelle entre la tradition orale coréenne et le patrimoine littéraire français.

Au Musée Guimet, la compagnie Baru invitera le public à un voyage au cœur des rituels ancestraux. Composée de détenteurs de patrimoines chamaniques et bouddhistes, la troupe proposera des extraits du Yeongsanjae (rituel bouddhiste), du Jindo Ssitgimgut (purification des âmes) et du Byeolsingut (protection des villages). Une performance puissante visant à apaiser les douleurs du monde par la force des arts rituels.

Quand la danse rencontre les beaux-arts

Le Musée d’Art Moderne de Paris sera le théâtre d’une performance marquante de la célèbre chorégraphe Eun-Me Ahn. Intitulée *Nuit Blanche des Fauves — Nuit de Baekman*, sa création s’inspirera de *La Danse* d’Henri Matisse, exposée dans le musée. Avec la participation de danseurs amateurs de toutes générations, la chorégraphe transformera les salles en un espace vivant où les corps en mouvement dialogueront avec l’histoire de l’art moderne.

Au Musée Bourdelle, la performance *Sculpture du souffle* mettra en scène la danseuse Jae-Hyun An et la musicienne E’Joung-Ju, virtuose du geomungo (cithare coréenne). Face aux corps figés des sculptures, le son de l’instrument et le mouvement de la danseuse chercheront à réveiller une respiration suspendue, créant un pont temporel entre l’acte du sculpteur et l’instant présent.

Musique classique et K-pop : une offre pour tous les publics

Le Musée Cognacq-Jay, écrin de l’art du 18ème siècle, proposera un concert du Quatuor Harmonie. Mené par Ji-yoon Park, premier violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’ensemble interprétera des œuvres de Joseph Haydn et du compositeur contemporain coréen Choi Jae-hyuk, tissant un lien sensible entre deux époques et deux cultures.

Dans le cadre intimiste du Musée de la Vie romantique, le Duo Voco-Cello fera revivre l’esprit des salons du 19ème siècle. La soprano Hwanyoo Lee et le violoncelliste Cyrille Tricoire de Haro offriront un dialogue poétique entre la voix et l’instrument, avec un programme allant de Purcell à Piazzolla en passant par des mélodies coréennes.

Enfin, le Musée Cernuschi adoptera une ambiance plus festive avec des ateliers de maedup (art du nœud coréen) et des démonstrations de K-pop par la compagnie Be-OG, une programmation co-créée avec les étudiants du Master Médiation de l’Université Sorbonne Nouvelle.

Les informations complètes et les modalités de réservation sont disponibles sur les sites officiels de l’événement : nuitdesmusees.culture.gouv.fr et guimet.fr.