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LE LAVANDOU : François de CANSON : « À la mémoire des victi…

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LE LAVANDOU : François de CANSON : « À la mémoire des victimes, nous devons le respect. À ceux qui restent, nous devons l’action »

Un an après les inondations mortelles de Cavalière, François de Canson a rendu un hommage solennel aux victimes et salué la résilience du territoire.

C’est une cicatrice encore vive dans la mémoire collective du Lavandou. Ce 20 mai 2026, un an jour pour jour après les inondations dévastatrices qui ont frappé le quartier de Cavalière, une cérémonie de commémoration s’est tenue en présence de nombreux élus et habitants. François de Canson, Vice-président de la Région Sud et Président de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, a prononcé un discours poignant, mêlant le souvenir de la tragédie à un message d’espoir et de détermination pour l’avenir. Le 20 mai 2025, des pluies diluviennes avaient transformé ce lieu de villégiature en un torrent de boue, causant des dégâts matériels considérables et, surtout, la perte de deux vies humaines.

Une tragédie humaine et le devoir de mémoire

Dès le début de son allocution, François de Canson a tenu à recentrer l’événement sur sa dimension la plus tragique.

« Une catastrophe naturelle n’est pas une question d’eau, de pierres, d’infrastructures ou de millions d’euros. Une catastrophe naturelle, c’est d’abord une tragédie humaine », a-t-il rappelé avec émotion.

Évoquant les deux victimes, il a insisté sur « l’irréparable », ces « deux absences qui, un an plus tard, continuent de peser lourdement sur les cœurs ».

Pour l’élu, ce souvenir impose un devoir collectif : « Parce qu’oublier serait une faute »,a-t-il martelé, soulignant le « poids de l’absence, les questions sans réponse, la douleur silencieuse de ceux qui restent ».

La force d’une chaîne de solidarité

Face à la sidération des premières heures, une mobilisation sans faille s’est organisée. François de Canson a rendu un hommage appuyé à cette « chaîne de solidarité où chaque maillon compte ».

Pompiers, forces de sécurité, agents publics de tous niveaux, bénévoles et simples voisins ont uni leurs forces pour faire face à l’urgence.

Partageant son expérience personnelle d’élu confronté à une telle épreuve il y a douze ans, il a insisté sur un principe essentiel : « Dans ces moments-là, aucun maire ne doit être seul. Une catastrophe ne se traverse qu’ensemble. C’est cela, la force de nos territoires ».

Reconstruire et sécuriser : 1,7 million d’euros mobilisés

Au-delà de l’urgence, l’heure a été à la reconstruction et à la sécurisation. La Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures a engagé près de 1,3 million d’€ pour les travaux prioritaires : dégagement des embâcles dans les cours d’eau du Quicule et de l’Hubac du Bleu, rétablissement des écoulements, renforcement des berges et démolition d’une dalle effondrée près de la Villa Mauresque. En parallèle, la Région Sud, sous l’impulsion de son Président Renaud Muselier, a mobilisé 400 000€ via le Fonds régional d’adaptation au changement climatique. Au total, ce sont donc près de 1,7 million d’€ qui ont été investis pour permettre à Cavalière de panser ses plaies.

La résilience exemplaire du tissu économique et social

François de Canson a salué la « capacité exemplaire à se relever » de ce haut lieu du tourisme varois. Commerçants, restaurateurs, hôteliers, plagistes et habitants ont refusé de céder au découragement pour faire revivre Cavalière.

« Ils ont refusé de baisser les bras », a-t-il affirmé, saluant cette volonté de voir revenir « les familles, les sourires, les enfants sur la plage ».

Pour lui, cette résilience est la clé de la reconstruction.

« La plus belle victoire contre une catastrophe, ce n’est pas seulement de réparer des ouvrages. C’est de retrouver une âme. C’est de voir revenir la confiance là où s’était installée la peur », a-t-il déclaré.

Anticiper pour refuser la fatalité

Enfin, ce discours a été l’occasion de regarder l’avenir avec lucidité. Rappelant que près de 80 % des communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont déjà subi une catastrophe naturelle, François de Canson a appelé à refuser la fatalité.

« Notre responsabilité est d’anticiper, de prévenir, d’adapter et de protéger », a-t-il insisté, mentionnant les études hydrauliques engagées avec les services de l’État.

Il a conclu par une promesse faite au territoire : « À la mémoire des victimes, nous devons le respect. À ceux qui restent, nous devons l’action. Et à Cavalière, nous devons cette promesse : continuer à protéger ce territoire sans jamais renoncer à ce qui le fait vivre ».

via Press Agence.