VALENCIENNES : Alexis RASPILAIR : « On ne peut plus tolérer…
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VALENCIENNES : Alexis RASPILAIR : « On ne peut plus tolérer de détruire des produits pouvant encore servir »
La start-up Dealinka lève 6,5 millions d’euros pour industrialiser la redistribution des invendus non alimentaires et accélérer son déploiement.
Dans un contexte où l’économie circulaire s’impose comme un impératif stratégique, la start-up valenciennoise Dealinka annonce ce lundi 18 mai 2026 une levée de fonds de 6,5 millions d’euros auprès du fonds d’investissement Re-Sources. Fondée en 2023, cette jeune entreprise spécialisée dans l’orchestration des flux d’invendus non alimentaires entend, grâce à ce financement, s’imposer comme l’acteur de référence en France avant de viser le marché européen.
Industrialiser la seconde vie des produits
La gestion des surplus et des invendus non alimentaires représente un défi logistique, réglementaire et éthique majeur pour de nombreuses entreprises. Souvent fragmentée et peu optimisée, elle aboutit encore trop fréquemment à la destruction de produits neufs et parfaitement utilisables. C’est sur ce constat qu’a été bâtie la mission de Dealinka : structurer et simplifier les circuits de redistribution entre les entreprises et un vaste réseau d’associations. « Le constat est simple : la gestion des invendus non alimentaires reste encore trop fragmentée pour être efficace à grande échelle. Nous avons déjà structuré un modèle opérationnel qui permet d’organiser et simplifier ces flux entre entreprises et associations. L’enjeu désormais est de le systématiser et standardiser dans les chaînes logistiques des entreprises », explique Ramil Alvarez, cofondateur de Dealinka.
Une levée de fonds pour changer d’échelle
Après une année 2025 marquée par une forte croissance et un chiffre d’affaires de 5,1 millions d’euros, Dealinka passe à la vitesse supérieure. Les 6,5 millions d’euros levés auprès de Re-Sources doivent permettre à la société d’accélérer son développement pour atteindre un objectif de 7 millions d’euros de chiffre d’affaires dès 2026, avec l’ambition de doubler ce résultat à court terme. Cette opération financière vise à transformer une évidence écologique en une pratique économique courante. « Le réemploi est une évidence, il faut aller au-delà du don. On ne peut plus tolérer de détruire des produits pouvant encore servir. La seconde vie doit intégrer les habitudes de consommation et de production. Nous voulons accélérer l’adoption de pratiques circulaires dans les organisations, en réduisant le gaspillage de produits neufs et la destruction de stocks encore utilisables », affirme Alexis Raspilair, cofondateur de Dealinka.
Trois axes de développement prioritaires
Pour soutenir cette croissance accélérée, la start-up a défini trois chantiers stratégiques. Le premier consiste à renforcer ses capacités opérationnelles en structurant ses équipes et ses processus pour gérer la montée en volume des flux de marchandises. Le deuxième axe est technologique : Dealinka prévoit d’investir dans le développement d’outils de pilotage, de traçabilité et de mise en conformité réglementaire, conçus pour s’intégrer parfaitement aux réalités du terrain. Enfin, le troisième objectif est l’expansion commerciale, d’abord en consolidant sa présence sur le territoire français, puis en préparant activement son déploiement à l’échelle européenne.
Un modèle opérationnel et technologique éprouvé
La force de Dealinka réside dans sa capacité à offrir une solution clé en main. L’entreprise prend en charge l’identification des stocks invendus, l’organisation logistique, la sécurisation de la redistribution et l’animation de son réseau qualifié de 1 200 associations partenaires. « Nous scannons le marché pour débusquer les ressources dormantes et les connecter aux besoins réels des associations partenaires. Nous ne nous contentons pas de vider des entrepôts ; nous construisons une infrastructure logistique et technologique capable de s’intégrer dans les process existants des entreprises pour réduire les volumes de gaspillage de produits neufs », détaille Alexis Raspilair. Ce modèle robuste a convaincu son nouvel investisseur. « Dealinka adresse un enjeu structurel encore largement sous-traité par les entreprises. Ce qui nous a convaincus, c’est la combinaison d’un modèle opérationnel déjà éprouvé, d’une brique technologique pertinente et d’une capacité d’exécution rapide. La société dispose aujourd’hui des fondamentaux pour s’imposer comme un acteur de référence », conclut Hélène Barghi, Directrice d’investissement chez Re-Sources. En 2025, Dealinka a déjà permis la redistribution de plus de 31 millions d’euros de dons via près de 800 opérations, représentant environ 45 000 palettes traitées.
