NICE : Julien PICOT : « Bétonner au mépris des mémoires de…
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NICE : Julien PICOT : « Bétonner au mépris des mémoires de la catastrophe de 1979 »
Le PCF06, par la voix de son secrétaire départemental, s’oppose fermement au projet portuaire d’Éric Ciotti, brandissant le spectre de la tragédie de 1979.
Le Parti communiste des Alpes-Maritimes, par la voix de son secrétaire départemental et conseiller municipal de Nice, Julien Picot, monte au créneau contre un projet d’aménagement portuaire porté par Éric Ciotti. Dans une déclaration ferme, le parti dénonce une initiative qui, selon lui, ignore les leçons d’un passé tragique et fait peser de graves menaces sur la sécurité des habitants et l’environnement du littoral niçois. Au cœur de cette opposition : le souvenir douloureux de la catastrophe du 16 octobre 1979, un drame directement lié à des travaux similaires.
Le spectre de la catastrophe de 1979
Le communiqué du PCF06 ancre son argumentation dans un rappel historique solennel.
« Le 16 octobre 1979, la création d’un nouveau port de commerce à proximité de l’aéroport a déclenché un glissement sous-marin massif et un tsunami », rappelle le texte.
Le bilan humain fut lourd : onze personnes perdirent la vie, principalement des ouvriers qui travaillaient sur le chantier.
Pour le parti, relancer un projet de cette nature sur le même site revient à faire fi de cette mémoire. Julien Picot souligne que le PCF, aux côtés des organisations syndicales, « commémore chaque année leur mémoire », un devoir de souvenir qui semble aujourd’hui bafoué. Cette conception de l’aménagement, qualifiée de « brutale », est perçue comme une primauté accordée aux profits sur la sécurité des vies humaines.
Un projet jugé dangereux à plusieurs titres
Au-delà du poids de l’histoire, le parti énumère une série de risques majeurs qui invalideraient le projet. Le premier est d’ordre géologique.
La « fragilité géologique du delta du Var » est une donnée scientifique connue, qui rend toute construction maritime d’envergure particulièrement périlleuse dans cette zone.
S’ajoutent à cela les « risques environnementaux » inhérents à un chantier de cette ampleur, dans un écosystème littoral déjà sous pression. Le coût des travaux en mer, qualifié de « gigantesque », est également pointé du doigt comme un fardeau financier démesuré pour la collectivité.
Enfin, le PCF insiste sur le fait que ce type de projet fait l’objet « d’oppositions largement exprimées depuis plus de trente ans », signifiant qu’il irait à l’encontre d’une volonté locale maintes fois réaffirmée.
Quel modèle de développement pour Nice ?
Cette opposition s’inscrit dans une réflexion plus large sur le modèle économique de la métropole.
Le PCF réclame de longue date « une action publique volontariste pour diversifier l’économie » locale. L’objectif est de sortir de la dépendance quasi-exclusive à l’activité touristique, dont les effets négatifs, notamment le surtourisme, pèsent de plus en plus sur la qualité de vie des habitants.
Si la recherche d’axes de développement alternatifs est jugée nécessaire, le parti estime que ceux-ci ne doivent en aucun cas être choisis « au mépris de la sécurité et de l’environnement ».
Le projet portuaire serait ainsi l’antithèse de la diversification durable prônée par les communistes. Face à ce qu’il considère comme un projet dangereux et irresponsable, le PCF lance un appel à la mobilisation.
« Le PCF appelle tous les opposants à ce projet dangereux à se rassembler pour y faire obstacle », peut-on lire dans le communiqué.
Et de conclure par un avertissement direct à l’égard du promoteur du projet : « L’élection d’Éric Ciotti ne lui vaut pas carte blanche, y compris au péril de nos vies », affirme Julien Picot.
via Press Agence.

