NICE : Julien PICOT : « Être utile aux Niçois : voilà notre…
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NICE : Julien PICOT : « Être utile aux Niçois : voilà notre seule boussole »
Deux mois après son élection, Julien Picot (PCF), à la tête de la commission des finances de Nice, expose sa vision d’un contre-pouvoir utile.
Élu au conseil municipal de Nice et à la Métropole Nice Côte d’Azur, Julien Picot, également Secrétaire départemental du Parti communiste français, a pris la présidence de la commission des finances des deux collectivités. Il dresse un premier bilan de son action, axé sur la défense des intérêts populaires et la transparence de l’action publique.
« Une boussole : être utile à la population »
Pour le nouvel élu, le cap est clair et constant : « Être utile aux Niçois, répondre concrètement à leurs besoins, défendre leurs intérêts, protéger les classes populaires et les couches moyennes : voilà ce qui guide chacune de nos décisions », insiste Julien Picot.
Il ancre son action dans les valeurs communistes de justice sociale, de solidarité et de défense des services publics, loin d’une simple posture médiatique.
« Nous faisons de la politique pour agir concrètement dans la vie des gens », affirme-t-il, estimant que ces deux premiers mois ont déjà prouvé que des élus communistes peuvent obtenir des avancées significatives.
Les finances, cœur politique de la collectivité
Le choix de présider la commission des finances n’est pas anodin.
« Les finances sont le cœur battant d’une collectivité. Le budget, ce n’est pas un document technique réservé à quelques spécialistes. C’est l’expression concrète d’un projet politique », explique-t-il.
Il conçoit son rôle comme un exercice de « vigilance, de contrôle démocratique, de contre-pouvoir et de transparence face à l’exécutif municipal ».
Son objectif est d’installer un débat politique de fond sur les choix budgétaires, considérant que ces derniers ont été trop longtemps dépolitisés. Il entend ainsi contrôler l’usage de l’argent public, alerter sur les dérives et formuler des propositions alternatives.
Une double expérience, militante et professionnelle
Julien Picot revendique une légitimité fondée sur une double expertise. D’une part, son engagement militant au PCF et dans le syndicalisme lui a fourni une « grille de lecture marxiste et communiste » pour analyser les politiques publiques au prisme des besoins populaires. D’autre part, il s’appuie sur une solide expérience professionnelle de dix-huit ans au sein des collectivités territoriales, notamment à la mairie de Drap depuis 2008.
« Pendant dix ans, j’ai travaillé directement sur les finances locales : élaboration budgétaire, exécution budgétaire, fiscalité, gestion comptable, attribution des subventions », détaille-t-il.
Il a géré cinq budgets distincts (communal, caisse des écoles, CCAS, régie de l’eau, syndicat intercommunal), ce qui lui confère une connaissance approfondie du fonctionnement des collectivités. Cette maîtrise des mécanismes financiers, notamment métropolitains, est un atout majeur dans ses nouvelles fonctions.
Premières actions : audit public et justice fiscale
L’élu communiste met en avant une première victoire concrète : l’obtention qu’un audit des finances de la Ville et de la Métropole soit confié à la Chambre régionale des comptes plutôt qu’à un cabinet privé.
« C’est une décision extrêmement importante. La Chambre régionale des comptes est une institution publique indépendante, impartiale et reconnue. Nous refusons que l’argent public serve à financer des audits privés parfois coûteux et orientés politiquement », se félicite-t-il.
Sur le plan fiscal, il annonce une proposition choc face à la crise du logement. Nice étant devenue la première ville de France en nombre de résidences secondaires, il proposera une motion pour dissocier la taxe foncière de celle sur les résidences secondaires.
L’objectif est de « faire contribuer davantage les biens spéculatifs et protéger les résidences principales des habitants ».
Alerte sur les finances et les services publics niçois
Julien Picot se dit particulièrement préoccupé par les orientations budgétaires annoncées par l’exécutif, notamment un plan d’économies de 60 millions d’euros pour 2026.
Il dénonce une communication qui « entretient volontairement une confusion » entre dépenses de fonctionnement et d’investissement.
Selon lui, trouver 50 millions d’euros sur le seul fonctionnement, montant correspondant à la baisse d’impôts promise, aura des « conséquences extrêmement lourdes pour les services publics ».
Il alerte sur les risques de coupes budgétaires dans les écoles, les crèches ou l’action sociale, et sur l’augmentation probable de la dette, qui s’élève déjà à plus de 3 milliards d’euros pour la Ville et la Métropole cumulées.
Mémoire de la Résistance et cap pour l’avenir
Enfin, Julien Picot souligne l’importance du combat mémoriel. Il se réjouit d’avoir obtenu que la Ville de Nice rende hommage au résistant communiste Max Barel par l’installation d’une statue.
« C’est une victoire importante pour tous les défenseurs de la mémoire résistante », déclare-t-il, y voyant un acte politique fondamental « dans une période où l’extrême droite progresse ».
Pour les mois à venir, son cap reste le même : « Continuer à être utiles ».
Que ce soit sur les finances, les services publics, le logement ou la mémoire, les élus communistes entendent défendre les intérêts populaires « avec sérieux, compétence et détermination ».
via Press Agence.


