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VALLAURIS : Céline GRAZIANI : « Révéler toute la poésie vis…

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VALLAURIS : Céline GRAZIANI : « Révéler toute la poésie visuelle de Martial Raysse »

Le musée Magnelli de Vallauris dédie une exposition estivale aux sculptures, pan méconnu de l’œuvre de l’artiste Martial Raysse.

Le musée Magnelli, musée de la céramique à Vallauris, mettra à l’honneur l’un des artistes les plus singuliers de la scène contemporaine française, Martial Raysse, lors d’une exposition majeure qui se tiendra du 13 juin au 28 septembre 2026. Intitulé « D’une flèche mon cœur percé – Statues de Martial Raysse », cet événement propose une immersion dans une facette confidentielle de l’œuvre de l’artiste, né à Golfe-Juan en 1936, en se concentrant sur son travail sculptural récent. L’exposition marque un retour aux sources pour cet enfant du pays, connu pour son univers oscillant entre le trivial et le sublime.

Un sculpteur dans l’âme

Bien que Martial Raysse soit principalement célébré pour son travail de peintre, figure majeure du Nouveau Réalisme, il a toujours revendiqué avec force son attachement profond à la sculpture. « Je suis aussi sculpteur. Assez profondément sculpteur », affirme l’artiste. C’est pour éclairer cette dimension essentielle mais moins connue de sa création que le musée de Vallauris a choisi de lui consacrer sa grande exposition estivale. Le parcours réunira un ensemble significatif de productions récentes, enrichi de dessins préparatoires qui permettront aux visiteurs de pénétrer au cœur du processus créatif de l’artiste.

Dialogue entre classicisme et modernité

Le titre même de l’exposition, qui emploie le terme « statues », inscrit délibérément la démarche de Martial Raysse dans une filiation historique et monumentale. L’artiste engage un dialogue constant et assumé avec la statuaire antique et l’héritage des grands maîtres de la ronde-bosse. Cette référence au classicisme se traduit techniquement par l’emploi de techniques séculaires, à l’image de la fonte en bronze à la cire perdue, un procédé qui remonte à l’Antiquité. Cette quête d’une forme de perfection classique, animée par ce qu’il nomme une « quête de vérité et de beauté », constitue le socle de sa pratique sculpturale.

L’hybridité au cœur de la création

Pourtant, cette conversation avec le passé est systématiquement dynamitée par une hybridité radicale et revendiquée. Martial Raysse confronte la noblesse du bronze patiné à la trivialité d’une guirlande lumineuse, le plâtre à une carte bancaire, la figurine miniature à la statue monumentale de plus de deux mètres. Ces associations inattendues ne sont pas de simples provocations esthétiques ; elles sont le reflet d’une vision du monde complexe et ambiguë. En mêlant le sublime et le quotidien, le durable et l’éphémère, l’artiste ausculte avec une ironie parfois cruelle les paradoxes de la condition humaine et les travers de la société de consommation.

Une vision poétique et puissante

L’exposition a pour ambition de révéler la cohérence et la profondeur de cette démarche singulière, qui utilise la sculpture comme un langage universel pour interroger le monde. « Des assemblages les plus modestes aux statues monumentales, c’est toute la poésie visuelle et la puissance de questionnement de cet artiste que cette exposition souhaite révéler ici, à Vallauris, dans la ville qui l’a vu naître », souligne Céline Graziani, directrice du musée Magnelli, musée de la céramique. Une avant-première pour la presse se déroulera le vendredi 12 juin 2026 à partir de 10h00, avec une visite commentée par la directrice du musée.

Le dossier de presse complet de l’exposition est disponible en ligne à l’adresse suivante : https://www.dropbox.com/scl/fo/gnhh7353tztswtgh2z6mm/ABDAhmJOgKk1XDK4wCmiCJE?rlkey=taqzvukzqkwrliyuz61s1stec&st=4sgv3a31&dl=0