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PARIS : Énergie – À un an de la présidentielle, les Français plébiscitent le nucléaire face à la crise du pouvoir d’achat

Une étude Ifop pour Hellio révèle qu’à un an de la présidentielle, le pouvoir d’achat et la souveraineté placent le nucléaire en tête des priorités.

À un an de l’élection présidentielle de 2027, le paysage énergétique français connaît une profonde mutation dans l’opinion publique. Dans un contexte de flambée des prix et de tensions géopolitiques, les priorités des Français ont basculé : le pouvoir d’achat et la souveraineté nationale dictent désormais les choix, propulsant le nucléaire au premier plan au détriment des énergies renouvelables. C’est le constat majeur d’une étude menée par l’Ifop pour le groupe Hellio, spécialiste de la maîtrise de l’énergie, et publiée ce mercredi 6 mai 2026. L’enquête, réalisée auprès de 2 004 personnes, montre que l’énergie est devenue un enjeu avant tout économique et social.

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Le grand retour du nucléaire, gage de souveraineté

Le changement le plus spectaculaire concerne la perception de l’énergie nucléaire. Selon l’étude, 42 % des Français la considèrent désormais comme « la plus intéressante pour l’avenir de la France », soit une progression de 10 points en à peine plus d’un an. Ce regain de faveur s’inscrit dans un climat d’anxiété quasi généralisé : 89 % des sondés estiment que les conflits internationaux en Ukraine et au Moyen-Orient renforcent leurs préoccupations en matière d’énergie.

Cette quête de sécurité se traduit par une demande d’indépendance. La transition énergétique est ainsi vue comme un enjeu de souveraineté pour 36 % des Français, à égalité avec la protection de l’environnement. Ce basculement a des conséquences électorales directes : 55 % des électeurs affirment qu’ils ne voteraient pas pour un candidat à la présidentielle qui défendrait une sortie du nucléaire, un chiffre en forte hausse par rapport à janvier 2022 (42 %), juste avant l’invasion de l’Ukraine.

« Cette étude met en exergue une réhabilitation du nucléaire comme réponse à la double anxiété géopolitique et économique, et un décrochage des renouvelables perçus comme trop coûteux et/ou inadaptés aux territoires », analyse François Kraus, Directeur du pôle Politique et Actualités de l’Ifop.

Le pouvoir d’achat, nouvelle boussole énergétique

En miroir de la montée du nucléaire, les énergies renouvelables marquent le pas. Seuls 51 % des Français jugent leur développement « tout à fait prioritaire », soit une baisse de 10 points en quatre ans. Le solaire, autrefois plébiscité, n’est plus cité comme énergie d’avenir que par 20 % des personnes interrogées (-9 points en un an).

La raison principale de ce désintérêt relatif est d’ordre financier. La lutte contre la hausse des factures d’énergie s’impose comme la priorité absolue pour 79 % des Français, un chiffre en augmentation de 13 points depuis 2022. Pour près d’un Français sur deux (45 %), les dépenses énergétiques pèsent lourdement sur le budget mensuel, une proportion qui atteint 59 % chez les catégories populaires. Cette pression contraint à des arbitrages douloureux : 27 % déclarent renoncer souvent à partir en vacances, 12 % à des achats alimentaires et 8 % à des soins médicaux à cause du montant de leurs factures.

« Ce sondage confirme que l’énergie est devenue une question sociale avant d’être une question écologique », observe Thomas Lam, député de la 2ème circonscription des Hauts-de-Seine.

La rénovation énergétique, une solution freinée par le coût et la complexité

Face à cette crise, la rénovation énergétique des logements apparaît comme une solution évidente pour une majorité de Français. 83 % la jugent prioritaire pour réduire la consommation nationale d’énergie. Pourtant, cet engouement théorique peine à se concrétiser. Seuls 37 % des ménages envisagent de réaliser des travaux, soit une baisse de 6 points par rapport à 2022.

Plusieurs obstacles expliquent ce décalage. Le coût reste le frein principal, notamment pour les plus modestes. Mais le manque d’accompagnement est également pointé du doigt : seuls 45 % des Français se sentent suffisamment informés et accompagnés pour se lancer dans un projet de rénovation. La complexité des dispositifs d’aide est aussi critiquée, la moitié des sondés (50 %) estimant qu’elles sont mal ciblées.

« L’énergie a changé de statut : elle n’est plus seulement un enjeu environnemental ou technique, elle est devenue une contrainte quotidienne pour des millions de Français. Notre responsabilité collective est désormais claire : rendre la transition énergétique accessible, lisible et surtout compatible avec le pouvoir d’achat », conclut Pierre-Marie Perrin, Directeur des affaires publiques du groupe Hellio.

L’étude complète est disponible sur le site de Hellio (https://www.hellio.com/actualites/communiques/priorites-energetiques-fran%C3%A7ais-avant-presidentielle).

Le groupe Hellio (https://www.hellio.com) est un acteur français spécialisé dans les solutions de maîtrise de l’énergie pour les particuliers et les professionnels.

via Press Agence.