
PARIS : La Mauricie comme une cathédrale verte
Le huard chante au petit matin.
Une brume légère flotte sur le lac. Vous serrez votre tasse de café entre les mains. Voilà à quoi ressemble une fin de semaine au Québec, le vrai. Pas celui des cartes postales. Celui qui vous prend au cœur et ne vous lâche plus.
La Belle Province ne se visite pas. Elle se vit. Pour la ressentir vraiment, il faut sortir des sentiers battus, dormir loin des hôtels, rouler sur ses vieilles routes, goûter sa cuisine simple. On vous emmène ?
Au programme de ce grand voyage :
Une nuit en pourvoirie, au cœur de la forêt boréale,
La route du Chemin du Roy, vieille de plus de trois siècles,
Le canot jusqu’aux chutes Waber, dans le parc de la Mauricie,
Montréal et Québec, deux villes au caractère bien trempé,
La poutine, le sirop d’érable et toute la table québécoise.
Faire du canot vers les chutes Waber, la Mauricie comme une cathédrale verte
Le parc national de la Mauricie, c’est 536 kilomètres carrés de forêt, de lacs et de rivières. Une centaine de plans d’eau. Aucun bruit de moteur : ici, on circule en canot. C’est l’épine dorsale du voyage écolo québécois.
L’expédition vers les chutes Waber demande deux jours, parfois trois. On part du lac Anticagamac. On pagaie. On portage — c’est le mot d’ici quand on porte le canot d’un lac à l’autre, sur le dos. Le silence de la forêt est total. On entend seulement la pagaie qui caresse l’eau.
Le deuxième jour, on arrive aux chutes. Une longue cascade en escalier qui dévale la roche grise. L’eau se brise en mille gouttelettes. Personne autour. Le bruit de la chute couvre tout. C’est l’un de ces endroits qu’on ne photographie pas. On regarde, on respire, on emporte.
Le soir, on plante la tente sur un emplacement réservé. Café au feu de bois, marshmallows grillés, étoiles à profusion. Et puis les bibittes — comprenez les moustiques — qui font partie du décor. Apportez votre chasse-bibittes : c’est non négociable.
SOURCE : InfoTravel Mag.


