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PARIS : Antisémitisme – Le groupe RDSE au Sénat récla…

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PARIS : Antisémitisme – Le groupe RDSE au Sénat réclame une réponse républicaine ferme

Face à la hausse des actes antisémites, le groupe sénatorial RDSE appelle à une mobilisation transpartisane pour une réponse ferme.

C’est un appel solennel à l’unité et à la fermeté républicaine. À l’occasion d’une rencontre ce mercredi 29 avril avec Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) au Sénat a exprimé sa profonde préoccupation face à la montée de l’antisémitisme.

Avec 1 320 actes recensés en France pour la seule année 2025, un chiffre jugé alarmant, le groupe parlementaire a réaffirmé que la lutte contre ce fléau constituait une « exigence absolue pour la République », nécessitant une réponse collective et durable.

Une mobilisation constante et sans complaisance

Représenté lors de cet entretien par la sénatrice Guylène Pantel, le groupe RDSE a martelé un message de vigilance absolue : l’antisémitisme ne saurait faire l’objet « d’aucune banalisation et d’aucune complaisance ».

Face à cette menace persistante pour le pacte républicain, les sénateurs appellent à une mobilisation « constante, lucide et transpartisane » de l’ensemble des forces politiques et de la société civile.

L’approche préconisée par le RDSE se décline en quatre axes d’action prioritaires et complémentaires. Il s’agit en premier lieu de renforcer significativement la prévention, notamment auprès des plus jeunes. Viennent ensuite la nécessité d’améliorer l’accompagnement des victimes, souvent démunies, une lutte plus résolue contre la propagation de la haine en ligne, et enfin, la garantie d’une sanction systématique et effective des auteurs d’actes ou de propos antisémites.

L’éducation, un rempart essentiel

Le groupe sénatorial place le milieu éducatif au cœur de sa stratégie de prévention à long terme. Il met en avant le travail déjà accompli avec la promulgation, en 2025, de la loi pour lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur. Ce texte, porté par le sénateur Bernard Fialaire (RDSE-Rhône) en collaboration avec son collègue Pierre Antoine Levi (Union Centriste – Tarn-et-Garonne), a posé un premier jalon important. Toutefois, le RDSE juge indispensable d’étendre cette démarche aux niveaux inférieurs.

Le groupe souhaite en effet que les collèges et les lycées fassent l’objet d’une attention toute particulière, arguant que c’est dans ces établissements que « s’y développent plus rapidement qu’ailleurs les actes et propos antisémites ».

La sensibilisation et l’éducation aux valeurs de la République y sont donc considérées comme des remparts essentiels.

Des actes concrets pour préserver la cohésion nationale

Saluant la volonté du Gouvernement d’engager un travail transpartisan sur ce sujet grave, le RDSE prévient cependant que les intentions doivent se traduire par des actes.

Pour les sénateurs du groupe, cette démarche collaborative doit impérativement déboucher sur « des mesures concrètes, des moyens identifiés et une évaluation régulière de leur efficacité ».

Au-delà de l’efficacité des dispositifs, le groupe insiste sur un critère fondamental qui doit guider toute nouvelle initiative : celui de l’unité. Chaque proposition, insistent-ils, devra être passée au crible de la question : « est-ce que cette mesure divise ou rassemble ? ».

L’objectif ultime, rappellent les sénateurs, est de renforcer la cohésion nationale.

Le RDSE conclut en rappelant que la protection de tous les citoyens, le combat contre toutes les formes de haine et la défense du principe de fraternité relèvent d’un « même devoir : celui de ne jamais céder face à l’intolérance ».

via Press Agence.