NICE : Julien PICOT : « Face aux dérives, il ne peut y avoi…
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NICE : Julien PICOT : « Face aux dérives, il ne peut y avoir ni silence, ni complaisance »
Le conseiller municipal Julien Picot dénonce une vague d’actes racistes à Nice et appelle à une réponse institutionnelle forte.
Dans une tribune publiée ce mercredi 29 avril 2026, Julien Picot, Secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes (PCF06) et conseiller municipal de Nice, a vivement dénoncé la multiplication d’actes d’une « gravité inacceptable » qui touchent la ville depuis plusieurs semaines. Il alerte sur une dégradation du climat social et appelle à une réaction ferme et collective pour préserver les valeurs républicaines.
Une situation jugée intolérable
L’élu dresse un constat alarmant, évoquant « des affiches racistes, des agressions physiques, des violences verbales » qui, selon lui, « viennent fracturer ce qui fait la richesse et la dignité de notre territoire : le respect, la solidarité et le vivre-ensemble ».
Face à ce qu’il qualifie de « dérives », Julien Picot estime qu’il ne peut y avoir « ni silence, ni complaisance ».
Il insiste sur la nécessité de nommer les faits sans détour : « le racisme, la haine et toutes les formes de discrimination sont des attaques directes contre les valeurs fondamentales de notre République. Elles ne sont pas des opinions, elles sont des fautes, des délits, et elles doivent être combattues avec la plus grande fermeté », affirme-t-il dans son texte.
Pour le conseiller municipal, s’en prendre à autrui « en raison de son origine, de sa religion réelle ou supposée, ou de sa couleur de peau, c’est refuser ce que nous sommes collectivement ».
Un appel à la responsabilité collective
Face à cette situation, Julien Picot lance un appel général à la responsabilité. Il s’adresse d’abord aux citoyens, les invitant à « ne jamais céder à la peur ou à la haine ».
Il interpelle ensuite directement les institutions, et plus particulièrement « la ville de Nice et l’État », pour qu’elles prennent « pleinement la mesure de la situation ».
L’élu demande des « réponses à la hauteur » des enjeux, qui doivent s’articuler autour de deux axes principaux : la « protection des victimes » et l’application de « sanctions exemplaires contre les auteurs » de ces actes.
Pour lui, la puissance publique a le devoir d’agir avec détermination pour endiguer ce phénomène.
Au-delà de la répression, une réponse éducative
Toutefois, le secrétaire départemental du PCF06 souligne que la réponse ne saurait être uniquement répressive.
Il plaide pour la mise en œuvre de « politiques ambitieuses de prévention, d’éducation et de cohésion sociale ».
Selon lui, il est crucial de s’attaquer aux « racines de ces violences : l’ignorance, les inégalités, les replis identitaires ».
Il prône une approche « éducative, sociale et humaine » pour « reconstruire des ponts là où certains veulent ériger des murs ».
Cette vision vise à renforcer le lien social et à lutter contre les discours de haine par la pédagogie et la promotion du vivre-ensemble.
Pour une République une et indivisible
En conclusion, Julien Picot réaffirme son attachement aux principes fondamentaux de la République.
Il rappelle le « devoir collectif de défendre une République une et indivisible, où chacune et chacun a sa place, sans distinction ».
Une République qui, selon ses mots, « protège, qui rassemble, et qui refuse que quiconque soit réduit à ce qu’il est ou à ce qu’il paraît ».
Son appel se termine par une exhortation à l’action citoyenne : « Aujourd’hui plus que jamais, faisons le choix de l’unité contre la division, du respect contre la haine, de l’intelligence collective contre les peurs instrumentalisées ».
Pour lui, le constat est sans appel : « Nice mérite mieux. La République l’exige. Et nous en sommes tous responsables ».
via Press Agence.


