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PARIS : 1er mai – Max BAUER : « Le muguet, une tradit…

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PARIS : 1er mai – Max BAUER : « Le muguet, une tradition populaire qui résiste à la crise »

Une étude KANTAR révèle que le marché du muguet reste solide malgré la conjoncture, porté par son statut d’offrande incontournable.

À l’approche du 1er mai, les clochettes blanches et parfumées du muguet s’apprêtent à fleurir sur les étals et dans les mains des Français. Loin d’être une simple fleur, le muguet est le fruit d’un savoir-faire horticole exigeant et le symbole d’une tradition profondément ancrée qui, malgré un contexte économique tendu, démontre une remarquable résilience.

« Derrière la délicatesse de chaque brin se cache un processus de culture méticuleux. Tout commence des mois à l’avance avec la sélection rigoureuse des « griffes », les rhizomes de la plante. Celles-ci sont ensuite cultivées en serre dans des conditions de température, d’humidité et de nutrition parfaitement maîtrisées. Chaque geste, de l’arrosage à la surveillance phytosanitaire, est calculé pour garantir une floraison optimale et synchronisée, prête pour le jour J. Ce travail d’orfèvre permet de proposer une fleur de qualité, devenue un emblème indissociable de la Fête du Travail », explique Max Bauer, 10ème président de VALHOR.

Un marché résilient malgré un budget contraint

Selon une étude réalisée en 2025 par l’institut KANTAR pour le compte de VALHOR (l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage) et de FranceAgriMer, le marché du muguet prouve sa robustesse. Menée auprès d’un panel de 7 000 foyers, l’enquête révèle que 1,3 million de ménages ont acheté du muguet en 2025, pour un montant total de 19,9 millions d’euros.

Pour Max Bauer : « À l’approche du 1er mai, le muguet s’impose comme un symbole délicat et intemporel. Derrière ses clochettes parfumées, sa culture révèle pourtant une exigence de chaque instant. Au sein des producteurs, tout commence par la sélection rigoureuse des griffes, cultivées ensuite en serre dans des conditions parfaitement maîtrisées. Arrosage, nutriments, surveillance : chaque geste accompagne la plante jusqu’à une floraison précise, au jour J. Ce savoir-faire s’inscrit dans une tradition toujours vivante. L’étude 2025 KANTAR pour VALHOR et FranceAgriMer confirme la solidité du marché du muguet, malgré un contexte de consommation contraint ».

« Bien que le prix moyen par acte d’achat soit en légère baisse, s’établissant à 7,00 €, le marché global progresse en valeur. Ce paradoxe apparent traduit un arbitrage des consommateurs : face à la pression sur le pouvoir d’achat, ils optent pour des formats plus modestes mais ne renoncent pas à la tradition. L’achat de muguet reste un rendez-vous incontournable pour célébrer l’arrivée du printemps et témoigner son affection », ajoute Max Bauer.

Le retour aux formats et circuits traditionnels

L’étude met en lumière une autre tendance de fond : un retour des consommateurs vers des circuits de vente spécialisés et traditionnels, comme les fleuristes. Cette évolution s’accompagne d’une préférence marquée pour des formats plus classiques et accessibles. Ainsi, le muguet vendu en brin simple ou en petit bouquet redevient majoritaire, représentant désormais 55 % des ventes. Cette orientation confirme une quête d’authenticité et de simplicité, loin des compositions florales plus élaborées.

« Le moteur principal de ce marché reste cependant sa dimension symbolique. Le muguet n’est pas un achat comme les autres ; il est avant tout un cadeau. Les chiffres le confirment sans équivoque : 80 % des achats sont destinés à être offerts. Ce statut de produit d’offrande quasi rituel lui confère un caractère non substituable, le protégeant ainsi des aléas économiques qui affectent d’autres biens de consommation », reprend le 10ème président de l’institution.

Vente sur la voie publique : une tolérance très encadrée

Chaque année, la vente de muguet par des particuliers ou des associations est tolérée sur la voie publique le 1er mai. Il est toutefois essentiel de rappeler que cette tolérance est soumise à des règles strictes afin de ne pas constituer une concurrence déloyale pour les professionnels.

« Seul le muguet sauvage, cueilli en forêt, peut être vendu, et ce, en petite quantité. La vente doit se limiter aux brins de muguet, sans ajout d’autres fleurs ni emballage sophistiqué. De plus, il est formellement interdit de s’installer à proximité immédiate d’un fleuriste. Enfin, les vendeurs occasionnels ne doivent utiliser aucun matériel pour matérialiser un point de vente (tables, chaises, tréteaux) et ne doivent en aucun cas gêner la circulation des piétons ou des véhicules. Le non-respect de ces conditions peut entraîner des sanctions », rappelle, encore, Max Bauer.

via Press Agence.