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NICE : Finances métropolitaines – Julien PICOT tire la sonnette d’alarme et refuse l’austérité

Un élu communiste dénonce la situation budgétaire de la métropole, réclamant un audit public et un rejet de toute politique d’austérité.

C’est un réquisitoire sévère qui a été prononcé par l’opposition communiste lors d’un récent débat budgétaire au sein de la métropole.

Dressant un tableau financier alarmant, un élu a interpellé directement la présidence sur les orientations à venir, martelant une exigence centrale : « mettre les décisions de la métropole, au seul service de la population ».

Un héritage budgétaire « extrêmement préoccupant »

Dès le début de son intervention, le conseiller métropolitain a qualifié la situation budgétaire d’« extrêmement préoccupante », pointant du doigt un diagnostic sans concession : une capacité d’autofinancement jugée « très faible », un niveau d’endettement « très élevé » et des marges de manœuvre désormais « très limitées ».

Pour l’orateur, cette situation est en grande partie « l’héritage des choix passés », une conjoncture qui impose aujourd’hui des « choix responsables ».

Face à ce contexte contraint, l’élu a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse, passant par un suivi budgétaire exigeant et une vigilance accrue sur les marchés publics.

Des priorités sociales et territoriales absolues

Le discours a ensuite mis en lumière plusieurs dossiers considérés comme non négociables. En premier lieu, la reconstruction des vallées de la Vésubie et de la Tinée, qui « doit rester une priorité absolue ».

« Les habitants de ces territoires attendent des actes, pas des retards », a-t-il lancé à l’assemblée.

L’autre grand cheval de bataille concerne les mobilités, avec un plaidoyer appuyé pour la ligne 5 du tramway.

« Nous vous le disons clairement : la ligne 5 du tramway n’est pas un luxe, c’est une nécessité », a-t-il affirmé, rappelant l’attente de plus de vingt-cinq ans des habitants de l’Ariane, de La Trinité et de Drap.

« Ce ne sont pas des citoyens de seconde zone », a-t-il ajouté.

Le désengorgement de la vallée du Paillon a également été qualifié d’« urgence quotidienne, sociale, économique, et environnementale », face aux milliers de familles subissant les embouteillages.

Audit public contre cabinets privés

L’un des points les plus saillants de l’intervention fut la demande de transparence adressée au président de la métropole.

L’opposition de gauche réclame formellement « un audit de la Chambre régionale des comptes », présenté comme un outil « indépendant, gratuit pour la collectivité, réalisé par des fonctionnaires assermentés » et essentiel pour « éclairer les décisions ».

Cette demande s’accompagne d’un refus catégorique de recourir à des expertises privées.

« Nous refusons que la Métropole fasse appel à des cabinets privés coûteux », a déclaré l’élu, faisant une référence directe à une controverse nationale : « Le scandale McKinsey des équipes macronistes doit nous servir de leçon. Notre collectivité n’a pas à financer des prestations hors de prix ».

Refus de l’austérité et appel au dialogue

Enfin, concernant l’enjeu central de la dette, l’opposition propose de se concentrer sur son poids et particulièrement sur les intérêts, estimant que c’est là que se trouvent les « marges de manœuvre durables », et non « dans la remise en cause des services publics ».

L’élu a ainsi tracé une ligne rouge claire : « Nous refusons toute politique d’austérité qui ferait payer la situation aux habitants ».

Concluant sur la gravité de la situation mais aussi sur les richesses du territoire, le conseiller a positionné son groupe comme une force de proposition « vigilante et exigeante ».

Il a terminé par un appel direct au dialogue : « Monsieur le Président, nous sommes vos opposants. Mais sur ces sujets essentiels, nous vous demandons de nous entendre. Pas pour nous, mais pour les habitants de notre métropole. Parce que seul l’intérêt des habitants doit nous guider ».

via Press Agence.