NICE : Budget – L’opposition dénonce une « traj…
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NICE : Budget – L’opposition dénonce une « trajectoire dangereuse » pour les finances de la ville
Candidat à la présidence de la commission des finances, un élu de gauche fustige la baisse d’impôts et alerte sur la dette et les services publics.
C’est une charge virulente contre la politique budgétaire de la majorité municipale qui a été prononcée lors d’un récent conseil. Un élu de l’opposition de gauche, qui a officialisé sa candidature à la présidence de la commission des finances, a dressé un portrait alarmant de la situation économique de la ville, affirmant vouloir agir comme « un garde-fou, et incarner un contre-pouvoir exigeant et transparent ».
Un état des lieux financier « extrêmement préoccupant »
D’emblée, le ton est donné. L’élu a qualifié la situation budgétaire de la ville d’« extrêmement préoccupante », pointant du doigt plusieurs indicateurs critiques : « Les capacités d’autofinancement de la ville de Nice sont très faibles. La dette est très élevée. Et le déficit de clôture d’investissement s’élève à près de 40 millions d’euros ».
Faisant référence à un « héritage passé qui impacte nécessairement le présent », il a critiqué les dix-huit années de gestion de l’ancienne municipalité, marquées selon lui par des « choix discutables » et des « dépenses préjudiciables pour notre collectivité ».
Toutefois, il a rapidement insisté sur la nécessité de se tourner vers l’avenir et les choix actuels.
La baisse d’impôts, une mesure « démagogique et dangereuse »
Au cœur de sa critique se trouve la décision de la majorité de baisser la taxe foncière et la fiscalité sur les résidences secondaires.
Si cette mesure « peut séduire à première vue », elle repose, selon l’opposant, sur « une idéologie ultra-libérale démagogique et dangereuse ».
Il estime que modifier les taux est « la manière la plus injuste de traiter les petits propriétaires », et qu’un travail sur les bases aurait été plus équitable.
Les conséquences financières de cette décision sont au centre de ses inquiétudes.
« Supprimer plus de 50 millions d’euros de recettes dans une ville déjà fragilisée, ce n’est pas un geste neutre. C’est un choix lourd de conséquences », a-t-il martelé.
Pour lui, la conclusion est inéluctable : « Moins de recettes, c’est moins de services. Moins pour les écoles. Moins pour les crèches. Moins pour la culture. Moins pour le sport. Moins pour les services publics de proximité ».
Pour un audit public et une alternative de gauche
Face à ce qu’il considère comme une gestion hasardeuse, l’élu a formulé une proposition concrète : la réalisation d’un audit financier par la Chambre régionale des comptes. Il a souligné l’intérêt d’une telle démarche, qui serait menée par des « fonctionnaires assermentés », garantissant une analyse « indépendante et utile » sans coûter « un centime à notre collectivité ».
Cette suggestion est aussi une mise en garde contre le recours à un cabinet privé, qui « vendrait à prix d’or ses prestations », ravivant le souvenir du « scandale McKinsey ».
En contrepoint, il a défendu une autre voie politique, celle de la gauche : « réinvestir là où cela transforme la vie des gens ».
Il a ainsi plaidé pour allouer plus de moyens aux crèches, aux écoles, à la culture, au sport populaire et aux seniors.
Il a également insisté sur l’urgence de « travailler sur la dette » et ses intérêts pour « dégager des marges de manœuvre durables », une source d’« économies intelligentes » qui ne se ferait pas au détriment des services publics.
Une présidence pour alerter et agir
Résumant la situation par une formule choc – « Une dette élevée. Des marges de manœuvre très limitées. Un déficit d’investissement important. Et une baisse volontaire des recettes. C’est une trajectoire dangereuse » –, l’élu a exposé sa vision pour la présidence de la commission des finances.
Il s’est engagé à être « vigilant », « exigeant » et « transparent », promettant d’alerter l’assemblée municipale et les Niçois si les orientations prises lui semblaient fragiliser la ville.
« Notre rôle n’est pas de subir. Notre rôle est d’agir. Notre rôle est de défendre l’intérêt général », a-t-il conclu.
via Press Agence.


