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NICE : Narcotrafic – L’État dresse le bilan d’un an d’actions aux Moulins
Le préfet et le procureur de Nice présentent ce mercredi les résultats d’un an d’opérations anti-drogue dans le quartier des Moulins.
Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, et Damien Martinelli, procureur de la République près le Tribunal Judiciaire de Nice, tiennent ce mercredi 22 avril une conférence de presse au commissariat Saint-Augustin. L’objectif est de présenter un point d’étape détaillé sur la lutte contre le narcotrafic menée depuis un an dans le quartier sensible des Moulins, à l’ouest de la ville. Cette communication s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale visant à endiguer un fléau qui gangrène de nombreux territoires.
Un cadre législatif renforcé face à un trafic structuré
Le bilan présenté aujourd’hui découle directement de l’application de la loi du 13 juin 2025, conçue pour « sortir la France du piège du narcotrafic ». Le constat dressé par les autorités est alarmant : le trafic de stupéfiants est à l’origine de violences croissantes, d’une exploitation de plus en plus visible de mineurs utilisés comme guetteurs ou vendeurs, et d’une hausse généralisée de la consommation. Face à des réseaux criminels de mieux en mieux organisés, cette loi a pour ambition de renforcer l’arsenal répressif et préventif de l’État.
Parmi les mesures phares mises en œuvre, la loi a durci les sanctions à l’encontre des trafiquants mais aussi des consommateurs, afin d’assécher la demande. Elle a également favorisé une meilleure coordination des acteurs locaux (police, justice, mairies, associations) et introduit de nouveaux outils, comme le signalement en ligne, pour faciliter la remontée d’informations et l’action des forces de l’ordre.
Le quartier des Moulins, un an d’actions ciblées
L’intervention des autorités niçoises se concentre sur les résultats obtenus dans le quartier des Moulins, régulièrement cité comme un point névralgique du trafic de drogue dans la métropole azuréenne. Depuis un an, ce secteur fait l’objet d’opérations de police et d’enquêtes judiciaires continues. Le bilan doit permettre de quantifier l’impact de cette pression constante sur les réseaux, les points de deal et la criminalité associée. Il s’agit pour l’État de démontrer l’efficacité sur le terrain d’une stratégie qui allie présence policière accrue et travail judiciaire de fond pour démanteler les filières.
Une mobilisation conjointe de l’État et de la Justice
La présence commune du préfet, représentant de l’État et autorité administrative en charge de la sécurité publique, et du procureur, qui dirige l’action de la police judiciaire et porte l’accusation au nom de la société, symbolise la volonté d’une réponse globale et coordonnée. Cette collaboration est essentielle pour assurer une chaîne pénale complète et efficace, allant de l’interpellation sur la voie publique jusqu’au jugement et à la condamnation des responsables. La présentation de ce bilan conjoint vise à souligner l’unité et la détermination des pouvoirs publics à reconquérir les territoires affectés par le narcotrafic et à restaurer la tranquillité des habitants.
via Press Agence.


