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MONTREUIL : Budget 2026 – Un investissement record de…

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MONTREUIL : Budget 2026 – Un investissement record de 40 M€ sans hausse d’impôts

La Ville de Montreuil a adopté son budget 2026, marqué par un niveau d’investissement record de 40 M€ sans hausse d’impôts pour les habitants.

La municipalité de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi son budget pour l’année 2026. Porté par le maire Patrice Bessac (PCF), ce budget s’inscrit dans la continuité d’un redressement financier opéré sur la dernière décennie, permettant aujourd’hui de dégager une capacité d’investissement historique de 40 millions d’euros, tout en préservant le bouclier fiscal pour les Montreuillois. La taxe foncière sur les propriétés bâties reste ainsi inchangée à 43,51 %.

Ce budget qualifié de « responsable » et à la « trajectoire soutenable » combine maîtrise des dépenses et renforcement des services publics, avec une légère progression des dépenses de fonctionnement de 2,4 % pour atteindre 235,10 millions d’euros.

Une priorité claire : les services publics de proximité

L’effort budgétaire se concentre particulièrement sur les services essentiels du quotidien. Plusieurs secteurs voient leurs moyens humains et financiers significativement augmentés afin de répondre aux besoins des habitants. Le budget alloué à la restauration scolaire bondit de 30 %, celui de la petite enfance de 16 %, et celui des centres de vacances de 13 %. Les directions de la jeunesse et de la santé bénéficient chacune d’une hausse de 12 %.

Les centres de loisirs voient leur enveloppe croître de 3,4 %. La formation des agents municipaux, considérée comme un levier de performance du service public, n’est pas en reste avec une augmentation de 15 % de son budget. Cette orientation confirme la volonté politique de placer l’enfance, l’éducation, la jeunesse et la santé au cœur de l’action municipale.

Des investissements massifs pour les équipements et le cadre de vie

Sur une enveloppe totale de 51,49 M€ dédiée aux dépenses d’équipement (incluant 9,44 M€ de crédits reportés), les investissements nouveaux s’élèvent à 42,05 M€.

La ventilation de ces crédits illustre les priorités de la mandature :

18,8 M€ pour les équipements scolaires, incluant des constructions neuves, des rénovations énergétiques et des réhabilitations.

17,6 M€ pour l’amélioration des espaces publics, du cadre de vie et des espaces verts.

2,7 M€ pour la construction et la rénovation d’équipements sportifs.

Parmi les projets structurants financés, on note l’achèvement du groupe scolaire Georges-Méliès dans le haut Montreuil (13,86 M€) et la rénovation de l’école Anatole-France dans le quartier Bel-Air – Grands-Pêchers (2,77 M€). Les opérations incluent également l’extension du centre social Esperanto, la requalification de l’habitat ancien dans la ZAC Fraternité (1,44 M€), ou encore la rénovation des vestiaires du stade Robert-Legros (0,7 M€) pour obtenir l’homologation de la Fédération Française de Football.

Plus de 20 M€ seront également consacrés à l’entretien lourd du patrimoine, notamment la réfection des chaussées (4,67 M€), la rénovation de l’éclairage public (2,45 M€) et l’entretien des écoles (6,34 M€).

Un contexte national incertain mais maîtrisé

Ce budget a été élaboré dans un contexte national jugé « imprévisible ». La municipalité se félicite d’avoir échappé au dispositif « DILICO 2 », qui aurait pu priver la ville de 3 à 4 M€ de recettes. De plus, la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) progresse de plus d’un million d’euros. Cependant, la ville devra faire face à la baisse du Fonds vert et des compensations fiscales, ainsi qu’à l’augmentation des contributions à la caisse de retraite des agents (CNRACL), qui représentera une charge supplémentaire de 1,2 M€ en 2026 et de 5 M€ d’ici 2028.

Une situation financière assainie et des marges de manœuvre retrouvées

Les efforts de gestion des dix dernières années permettent à la ville d’afficher des indicateurs financiers solides. La dette a été ramenée à 204,21 M€, contre plus de 218 M€ en 2025, et la capacité de désendettement s’établit désormais à 7,3 années. L’épargne brute, en hausse, atteint 28,11 M€, couvrant largement le remboursement annuel de la dette (environ 19 M€) et dégageant une épargne nette de près de 10 M€.

Pour financer ses investissements, Montreuil mise sur un modèle équilibré : l’autofinancement représente 42 % des ressources (30,3 M€), l’emprunt 37 % (26,6 M€), les subventions 10 % (7,2 M€), complétés par diverses recettes fiscales et cessions. Le recours à de nouveaux emprunts restera modéré, à un niveau quasi identique à celui de 2025.