PARIS : Serge PAPO : « La parité reste incomplète dans les…
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PARIS : Serge PAPO : « La parité reste incomplète dans les instances de gouvernance »
Nomination dévoile une étude révélant que seulement 24 % des postes en comité de direction sont occupés par des femmes en France en 2026.
Dans un contexte marqué par l’adoption en mars 2026 de la loi sur l’index égalité professionnelle, l’entreprise Nomination, spécialiste de la donnée B2B, publie ce mardi une vaste étude sur la parité au sein des fonctions dirigeantes. Basée sur l’analyse des parcours de 450 000 décideurs, elle dresse un constat en demi-teinte : si des progrès sont notables, le plafond de verre reste une réalité solide au sommet des entreprises françaises. Le principal enseignement est sans appel : seules 24 % des positions en comité de direction (Codir) sont aujourd’hui occupées par des femmes.
Un plafond de verre persistant
Le chiffre de 24 % de femmes dans les Codir, bien qu’en hausse de 4 points depuis 2020, révèle un rythme de progression insuffisant pour espérer atteindre une parité d’ici 2030. L’étude souligne un paradoxe majeur : alors que les femmes occupent 48 % des postes de managers, leur représentation s’effondre au niveau des instances exécutives. Ce n’est donc pas un problème de vivier de talents, mais bien de blocage dans l’accès aux plus hautes responsabilités. « Derrière une volonté largement affichée, la réalité des chiffres montre que la parité reste encore incomplète, notamment dans les instances de gouvernance où se concentrent les décisions stratégiques. La loi de mars 2026 est une avancée majeure, mais son impact ne se fera sentir qu’à condition d’un engagement fort des entreprises pour transformer leurs pratiques », déclare Serge Papo, Président de Nomination.
De fortes disparités selon les secteurs
L’analyse met en lumière une France de la parité à plusieurs vitesses. Certains secteurs, plus sensibles aux enjeux sociétaux, font figure de précurseurs, sans pour autant atteindre l’équilibre parfait :
* Secteur associatif : 36 % de femmes en Codir (pour 50 % au niveau directeur)
* Administration et collectivités : 31 % (pour 46 %)
* Médias : 30 % (pour 45 %)
Un large peloton de secteurs intermédiaires progresse, mais reste loin de l’objectif, comme la banque/finance (27 %), le conseil (24 %) ou l’industrie (19 %). Enfin, certains domaines demeurent structurellement en retrait, avec une très faible représentation féminine au sommet :
* BTP : 16 %
* Tech : 16 %
* Transports & logistique : 17 %
Des stéréotypes tenaces dans les fonctions
L’étude révèle également une forte segmentation des métiers selon le genre. Les fonctions les plus féminisées au niveau « directeur » restent les ressources humaines (71 %), la communication (67 %) et la RSE (60 %). À l’inverse, les bastions masculins demeurent les systèmes d’information (seulement 9 % de femmes), la direction générale (21 %) et la direction commerciale (24 %), reflétant des biais persistants dans l’orientation vers les postes les plus stratégiques et techniques.
Une progression réelle mais un levier de performance sous-exploité
Depuis 2020, la part des femmes au niveau « directeur » a progressé de 4 points, passant de 32 % à 36 %. Un rythme qui, s’il se maintenait, repousserait l’atteinte de la parité à l’horizon 2040. L’étude identifie cependant des facteurs d’accélération clairs : la présence féminine est plus forte dans les entreprises B2C, celles à capitaux publics ou encore celles qui sont cotées en bourse.
Au-delà de l’enjeu d’équité, l’étude établit un lien direct entre parité et performance économique. Il en ressort qu’un comité de direction paritaire augmente de 32 % les chances pour une entreprise d’être en hypercroissance, démontrant que la diversité est un puissant moteur de compétitivité. « Bien que des avancées notables soient observées, notre étude révèle que le chemin vers une réelle parité au sein des instances dirigeantes est encore long. Il est impératif d’accélérer nos efforts pour transformer durablement les modèles de gouvernance », conclut Serge Papo. Les principaux défis pour les années à venir seront donc de rééquilibrer les filières métiers et d’accélérer l’accès des femmes aux fonctions stratégiques.
L’étude de Nomination a été menée en analysant les données de 450 000 profils de décideurs dans des entreprises de plus de 20 collaborateurs basées en France. Depuis 25 ans, Nomination (https://www.nomination.fr/) se positionne comme un acteur de la performance commerciale et marketing en fournissant une donnée B2B fiable pour améliorer le ciblage et la prospection des entreprises.


