Passer au contenu principal

PARIS : Sécurité périscolaire – Familles de France ex…

Partager :

PARIS : Sécurité périscolaire – Familles de France exige une action immédiate de l’État

Face à la dégradation de l’accueil périscolaire, l’association Familles de France alerte sur les dangers pour les enfants et somme le gouvernement d’agir.

L’association Familles de France tire la sonnette d’alarme ce mardi 14 avril 2026, dénonçant une situation devenue critique dans les structures d’accueil périscolaire. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, elle met en lumière les conséquences d’un manque criant de moyens financiers et humains, qui fragilise non seulement la qualité de l’accueil mais met aussi, selon elle, les enfants directement en danger. L’organisation, qui représente les intérêts de nombreuses familles sur le territoire, estime que l’heure n’est plus au dialogue de pure forme mais à l’action concrète et immédiate.

Un refus de la « concertation de façade »

Fustigeant les démarches qu’elle juge déconnectées de la réalité du terrain, Familles de France exprime son exaspération face aux processus de consultation qui se multiplient sans aboutir à des changements tangibles. « Familles de France refuse catégoriquement toute démarche de concertation de façade », martèle le communiqué. L’association pointe du doigt les tables rondes et autres conventions citoyennes qui, bien que potentiellement utiles, perdent toute pertinence lorsqu’elles omettent d’intégrer les voix les plus importantes : celles des professionnels et des associations gestionnaires qui vivent quotidiennement les difficultés du secteur. Pour l’organisation, il est impensable de construire des solutions viables sans placer au cœur des décisions ceux qui agissent sur le terrain. L’enjeu est de ne pas produire des rapports et des recommandations inapplicables car élaborés sans une connaissance intime des contraintes et des besoins.

Des mesures concrètes et immédiates exigées

Au-delà de la critique, l’association formule des propositions précises et applicables à court terme pour endiguer l’urgence, en prenant notamment l’exemple de la situation à Paris. La première revendication porte sur la mise en place de personnels spécifiquement dédiés aux questions d’hygiène et au change des plus petits. Ces agents devraient être clairement identifiés et présents sur la totalité des temps périscolaires et extrascolaires, ce qui impliquerait une augmentation significative du temps de travail des ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles).

Une autre mesure sécuritaire fondamentale est exigée : l’instauration d’une organisation qui garantit qu’aucun adulte ne se retrouve jamais seul avec un enfant, que ce soit durant une activité, au dortoir pour la sieste, ou dans n’importe quel autre espace de l’école ou du centre de loisirs. Cette règle vise à prévenir tout risque d’incident et à assurer une surveillance constante et plurielle.

Vers une professionnalisation obligatoire du secteur

Pour Familles de France, ces mesures d’urgence doivent s’inscrire dans une ambition plus large : une reconnaissance du périscolaire comme un enjeu national majeur. Cela passe inéluctablement par une professionnalisation renforcée et, surtout, rendue obligatoire. L’association insiste sur le fait que les formations qualifiantes, allant du baccalauréat professionnel aux diplômes d’État comme le BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) ou le DEJEPS (Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport), ne peuvent plus être considérées comme de simples options. Elles doivent devenir la norme et le prérequis pour tout professionnel encadrant des enfants.

Cette montée en compétence généralisée est perçue comme le seul véritable levier pour garantir à la fois la sécurité des enfants et la reconnaissance d’un métier essentiel, trop longtemps dévalorisé et précarisé. L’association se positionne ainsi en soutien des familles comme des professionnels, et attend désormais des actes forts de la part de l’exécutif. Elle se déclare particulièrement vigilante quant aux réponses qui seront apportées par Cristelle Gillard, déléguée à la protection des enfants à l’école, directement interpellée par ce cri d’alarme. Le message est clair : « L’heure n’est plus aux consultations, mais à l’action ».