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PARIS : Benjamin LEIBA : « L’IA change les règles du…

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PARIS : Benjamin LEIBA : « L’IA change les règles du jeu dans l’immobilier »

Pour le co-fondateur de Primomanda, l’IA met fin à l’asymétrie d’information entre professionnels et particuliers, redéfinissant la valeur de l’agent immobilier.

Dans une tribune publiée ce jour, Benjamin Leiba, co-fondateur de la startup Primomanda, analyse la mutation profonde que l’intelligence artificielle impose au secteur immobilier. Loin d’être une simple tendance, il s’agit selon lui d’un basculement structurel, déjà à l’œuvre, qui redéfinit le rapport de force entre vendeurs, acheteurs et professionnels. Fini le temps où l’agent détenait le monopole de l’information ; l’ère de la transparence et de l’expertise augmentée a commencé.

Une révolution massive et déjà adoptée

Contrairement à l’image d’un secteur conservateur, l’immobilier est touché de plein fouet par une révolution technologique dont la vitesse de diffusion et d’adoption est sans précédent. « Ce qui change, ce n’est pas seulement la technologie, c’est la vitesse à laquelle elle se diffuse, l’ampleur de son adoption, et la démocratisation d’une puissance jusque-là réservée à quelques experts », analyse Benjamin Leiba.

Les usages concrets se multiplient sur le terrain. Des particuliers interrogent des modèles comme ChatGPT pour une première approche, bien avant de solliciter un agent. Des propriétaires se présentent désormais en rendez-vous avec leur propre estimation de bien, générée en quelques secondes par une IA. Cette démocratisation des outils d’analyse change radicalement la dynamique des échanges.

La fin de l’asymétrie d’information

Le modèle traditionnel de l’immobilier reposait largement sur une asymétrie d’information : le professionnel possédait des données et une expertise du marché inaccessibles au grand public. Selon le co-fondateur de Primomanda, cette ère est révolue. « Aujourd’hui, particuliers et professionnels accèdent aux mêmes outils, aux mêmes données, aux mêmes capacités d’analyse », souligne-t-il.

Ce rééquilibrage est visible à chaque étape du processus de vente. Les agents produisent des simulations de prix très argumentées basées sur des données précises, mais ces mêmes documents sont ensuite analysés, voire « challengés », par leurs clients via d’autres intelligences artificielles. Le niveau d’exigence et d’information s’élève ainsi des deux côtés, instaurant un dialogue plus équilibré et transparent.

Désintermédiation ou augmentation : l’humain reste au centre

Si l’on pourrait imaginer une transaction entièrement automatisée, Benjamin Leiba écarte cette hypothèse, la qualifiant de « faux débat ». L’immobilier, rappelle-t-il, n’est pas un marché purement rationnel.            « Comment modéliser le ressenti d’un quartier, la perception d’un potentiel, le timing psychologique d’un acheteur ou d’un vendeur ? », interroge-t-il.

L’IA n’a pas vocation à remplacer cette dimension humaine, mais elle contraint les professionnels à élever leur niveau de jeu. Elle devient un outil d’augmentation, qui rationalise le rapport de force et pousse l’agent à se concentrer sur sa véritable valeur ajoutée : le conseil, la négociation et la compréhension des facteurs immatériels qui concluent une vente.

Vers une professionnalisation accrue du secteur

Cette nouvelle donne est perçue comme une opportunité historique. L’accès généralisé à des analyses rigoureuses signe la fin des approximations et de l’amateurisme. Le marché gagne en transparence, en cohérence et en rigueur. Pour Benjamin Leiba, c’est une excellente nouvelle qui peut contribuer à « redorer l’image des acteurs du secteur qui n’est pas toujours impeccable ».

La question n’est donc plus de savoir s’il faut adopter l’IA, mais comment l’intégrer efficacement dans ses pratiques. Acheteurs, vendeurs et agents ont tous la possibilité de monter en compétence. Pour les professionnels, l’inaction n’est plus une option. « L’intelligence artificielle ne remplacera pas les professionnels de l’immobilier… mais elle fera disparaître ceux qui n’évoluent pas », conclut-il.

Primomanda (https://primomanda.fr), la startup co-fondée par Benjamin Leiba, s’inscrit dans cette transformation. Cette jeune pousse de la proptech française vise à fluidifier le marché en introduisant un mécanisme d’engagement économique des agents pour obtenir des mandats exclusifs, dans le but de fiabiliser les prix et de restaurer la confiance entre toutes les parties.