Passer au contenu principal

PARIS : Max BAUER : « L’ouverture des fleuristes le 1…

Partager :

PARIS : Max BAUER : « L’ouverture des fleuristes le 1er-Mai est une mesure essentielle »

L’Assemblée nationale examine une loi autorisant les fleuristes à travailler le 1er-Mai, une mesure ardemment défendue par la filière horticole.

C’est une tradition française aussi ancrée que sensible qui s’invite dans l’hémicycle ce vendredi. L’Assemblée nationale se penche sur une proposition de loi, déjà adoptée au Sénat en juillet 2025, visant à autoriser certains salariés à travailler le 1er-Mai, jour férié et chômé. Au cœur des débats : les fleuristes et la vente du muguet, un enjeu économique et culturel majeur. Le texte, porté par le centre et la droite, fait face à une opposition déterminée de la gauche et des syndicats, mais reçoit un soutien sans faille des professionnels du secteur.

Porte-voix de la filière, Max Bauer, représentant de VAL’HOR, l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, soutient fermement cette proposition. Il y voit une « mesure essentielle » pour la survie et l’équité de toute une profession, appelant les parlementaires à légiférer pour une application dès cette année.

Un enjeu économique face à une concurrence jugée déloyale

La vente de brins de muguet le 1er mai, symbole de bonheur et de renouveau, représente un pic d’activité crucial pour les artisans fleuristes. Or, le cadre légal actuel crée une situation paradoxale et préjudiciable. La réglementation en vigueur tolère, sous des conditions strictes, la vente dite « à la sauvette » par des particuliers ou des associations, mais expose les magasins professionnels employant des salariés à de lourdes sanctions en cas d’ouverture.

« Cette situation engendre une distorsion de concurrence inacceptable », martèle la profession.

La proposition de loi entend donc clarifier ce flou juridique. Soutenue par le gouvernement, elle vise à inscrire dans la loi une dérogation pour le travail volontaire dans des secteurs spécifiques où l’activité est traditionnellement forte ce jour-là, comme les fleuristes, mais aussi les boulangeries ou les jardineries.

La filière horticole mobilisée pour défendre une tradition

Cette initiative législative est l’aboutissement d’une revendication de longue date, portée par VAL’HOR et la Fédération Française des Artisans Fleuristes (FFAF). Pour ces organisations, interdire aux professionnels d’ouvrir leurs portes le 1er mai revient à priver les consommateurs d’un accès structuré, qualitatif et sécurisé au muguet. C’est également fragiliser un tissu économique composé majoritairement de très petites entreprises, pour qui cette journée peut représenter une part significative de leur chiffre d’affaires annuel.

En autorisant l’ouverture des commerces, la loi permettrait de garantir aux clients un produit de qualité, tout en assurant un cadre de travail légal et volontaire pour les salariés concernés.

Un appel aux parlementaires pour une application dès 2026

La filière, par la voix de VAL’HOR, en appelle désormais à la responsabilité des députés pour une adoption rapide du texte. L’objectif est clair : obtenir une mise en application dès le 1er mai 2026.

« La filière horticole et fleuriste demande une équité de traitement et la reconnaissance de notre rôle culturel et économique », souligne l’interprofession.

Les professionnels affirment rester pleinement mobilisés auprès des décideurs politiques pour défendre les intérêts de leurs adhérents et, au-delà, pour préserver une tradition populaire profondément ancrée dans l’identité et le patrimoine français. Le vote à l’Assemblée nationale sera donc scruté avec la plus grande attention par des milliers d’artisans qui espèrent pouvoir enfin travailler en toute légalité pour la prochaine fête du Travail.

via Press Agence.