PARIS : Florent MOREAU : « Il s’agit de faire prévalo…
Partager :

PARIS : Florent MOREAU : « Il s’agit de faire prévaloir le bon sens »
VALHOR interpelle les députés pour sécuriser le travail le 1er mai dans la filière végétale, plaidant pour la reconnaissance des accords existants.
À la veille de l’examen par l’Assemblée nationale d’une proposition de loi visant à encadrer le travail le 1er mai, VALHOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, monte au créneau. L’organisation demande une approche pragmatique qui sécurise les pratiques déjà en vigueur dans la filière du végétal, un secteur où cette journée représente traditionnellement un pic d’activité majeur pour les professionnels et un moment attendu par les consommateurs, notamment pour l’achat de muguet.

Un cadre conventionnel déjà protecteur
L’Interprofession tient à clarifier un point essentiel : le droit du travail applicable au 1er mai n’a pas évolué. Elle rappelle que les entreprises de la filière bénéficient d’une tolérance historique leur permettant d’ouvrir ce jour-là.
« De longue date, nos secteurs bénéficient d’une tolérance permettant l’activité ce jour-là, dès lors qu’elle repose sur des collaborateurs volontaires », précise Florent Moreau, président de VALHOR.
Il souligne que cet usage est non seulement toléré mais aussi formellement encadré par les accords de branche.
« Les conventions collectives nationales de nos branches, négociées et validées par les partenaires sociaux, autorisent et encadrent explicitement le travail le 1er mai. Elles prévoient notamment des conditions protectrices pour les salariés, dont une rémunération doublée », ajoute-t-il.
Ces dispositions sont d’ailleurs reconnues et étendues par la Direction générale du travail (DGT), ce qui garantit un cadre légal clair et sécurisé.
Une insécurité juridique et une rupture d’égalité
Malgré ce cadre conventionnel robuste, VALHOR déplore une situation de plus en plus confuse et contradictoire sur le terrain. L’organisation rapporte que certains professionnels se voient aujourd’hui empêchés d’exercer leur activité le 1er mai, créant une insécurité juridique et une rupture d’égalité inacceptable entre des secteurs d’activité comparables. Selon l’Interprofession, cette situation pénalise à la fois les entreprises de proximité, qui réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires ce jour-là, et les salariés volontaires désireux de bénéficier d’une rémunération avantageuse dans un cadre légal et protecteur.
Un appel à la clarification et au soutien populaire
Face à l’examen imminent du texte par les députés, VALHOR lance un appel à la raison pour sécuriser juridiquement les pratiques existantes et reconnaître les spécificités des commerces du végétal.
« Nos métiers ne demandent pas une dérégulation, mais la reconnaissance d’un équilibre déjà construit, fondé sur le volontariat, la protection des salariés et le dialogue social. Il s’agit de faire prévaloir le bon sens, en garantissant à la fois la liberté de travailler pour ceux qui le souhaitent et la protection des droits des salariés », conclut Florent Moreau.
L’organisation insiste également sur l’urgence de la publication d’un décret d’application après le vote de la loi, espéré favorable, afin de permettre aux professionnels de s’organiser à temps. Cette position trouve un écho favorable dans l’opinion publique. Selon un sondage OpinionWay pour la Confédération des petites et moyennes entreprises, 74 % des Français soutiennent la possibilité pour les salariés volontaires de travailler le 1er mai dans les commerces de proximité.
À propos de VALHOR
VALHOR est l’Interprofession reconnue par les pouvoirs publics pour la filière française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage. Elle fédère 47 148 entreprises spécialisées qui génèrent un chiffre d’affaires de 16,1 milliards d’euros et représentent 205 497 emplois. Elle regroupe neuf organisations professionnelles des secteurs de la production, de la commercialisation et du paysage.
Pour plus d’informations, le site de l’organisation est accessible à l’adresse suivante : www.valhor.fr.
via Press Agence.


