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PARIS : Hugo LARRICQ : « La baisse du gaz ne se verra pas tout de suite sur les factures »

Malgré une chute du prix du gaz, les factures ne baisseront pas à court terme en raison de l’effet retard des marchés, prévient un expert.

Une accalmie sur le front géopolitique entraîne une détente sur celui de l’énergie. Ce mercredi 8 avril, le prix du gaz européen a enregistré une chute significative d’environ 20 %, consécutive à l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l’Iran. Toutefois, cette bouffée d’air sur les marchés ne se répercutera pas immédiatement sur les factures des ménages et des entreprises, qui devraient au contraire continuer de grimper dans les semaines à venir.

Un effet retard qui maintient les prix élevés

L’explication réside dans le fonctionnement même des marchés de l’énergie. Les fournisseurs achètent le gaz plusieurs mois à l’avance pour sécuriser leurs approvisionnements. Par conséquent, les prix facturés aujourd’hui aux consommateurs finaux reflètent les coûts d’acquisition passés. Or, ces derniers ont été marqués par une forte volatilité et une flambée spectaculaire, atteignant jusqu’à +130 % au cours des dernières semaines de tensions. La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a d’ailleurs confirmé cette tendance en annonçant une nouvelle hausse de 15,4 % du prix de référence du gaz, qui entrera en vigueur dès le 1er mai prochain.

« Cette baisse est une bonne nouvelle, mais elle reste théorique à court terme pour les consommateurs. Le prix du gaz fonctionne avec un effet retard : les factures vont continuer à refléter les hausses passées pendant encore plusieurs mois », analyse Hugo Larricq, Directeur Général de Mon courtier énergie groupe.

Volatilité géopolitique et dépendance aux fossiles

L’expert met en garde contre un optimisme excessif. L’accalmie actuelle reste fragile et directement liée à un contexte international instable. « Le marché reste extrêmement volatil. Si les tensions reprennent, les prix pourraient repartir à la hausse très rapidement. Cette situation confirme à quel point les prix de l’énergie restent dépendants du contexte international », poursuit Hugo Larricq.

Ces soubresauts répétés mettent en lumière une faiblesse structurelle de l’économie européenne : sa forte dépendance aux importations d’énergies fossiles. Chaque crise internationale se traduit quasi-mécaniquement par une onde de choc sur les factures, pénalisant la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages. Pour les experts du secteur, la seule réponse viable à long terme est une transformation profonde du mix énergétique.

L’électrification, une solution structurelle

Face à cette volatilité devenue la norme, l’électrification des usages s’impose comme un levier stratégique pour réduire l’exposition aux chocs externes. En substituant le gaz par de l’électricité – dont une part croissante est produite localement via des sources renouvelables ou nucléaires – l’Europe peut renforcer sa souveraineté énergétique et protéger son économie.

« Chaque épisode de tension sur le gaz souligne la nécessité d’accélérer l’électrification. Continuer à dépendre massivement d’énergies fossiles que nous ne produisons pas nous expose durablement à ces chocs », conclut Hugo Larricq.

Cette transition représente un enjeu majeur pour stabiliser les coûts de l’énergie et atteindre les objectifs de décarbonation.

À propos de Mon courtier énergie groupe

Leader français du conseil en énergie pour les professionnels, Mon courtier énergie groupe (www.moncourtierenergie.com) accompagne plus de 11 000 entreprises, collectivités et copropriétés dans la gestion de leurs contrats d’électricité et de gaz. Coté en bourse et présent à l’international, le groupe s’appuie sur un réseau de plus de 30 agences pour mettre en concurrence les fournisseurs et aider ses clients à optimiser leurs factures et à réussir leur transition énergétique.

via Press Agence.