PARIS : Drawing Now – La galerie niçoise Eva Vautier…
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PARIS : Drawing Now – La galerie niçoise Eva Vautier expose six regards sur le monde contemporain
La galerie Eva Vautier a représenté la scène artistique niçoise au salon Drawing Now à Paris, présentant six artistes interrogeant le présent.
Le salon Drawing Now Art Fair, rendez-vous incontournable du dessin contemporain en Europe, a refermé ses portes le 29 mars dernier. Durant quatre jours, du 26 au 29 mars, l’événement a réuni galeries, artistes et collectionneurs au sein de l’espace COOLHUNTPARIS, au cœur de la capitale. Parmi les exposants, la galerie niçoise Eva Vautier s’est distinguée sur son stand C7 en présentant une sélection pointue et cohérente de six artistes, offrant une vision plurielle et pertinente de la création actuelle.
Une sélection paritaire et engagée
Fidèle à sa ligne artistique, la galerie a mis en avant une sélection paritaire, composée de trois artistes femmes et trois artistes hommes, dont les œuvres entrent en résonance pour questionner notre rapport au monde. Loin d’une simple juxtaposition de talents, la proposition curatoriale visait à créer un dialogue entre des univers singuliers, tous unis par la force et la finesse du trait. « Six artistes, une sélection paritaire, interrogent notre rapport au monde contemporain », résumait ainsi la galerie dans sa présentation, soulignant l’ambition de ce panorama de la scène émergente et confirmée.
Focus sur Maxime Parodi et l’autofiction
L’artiste Maxime Parodi était particulièrement mis à l’honneur. Diplômé de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, il déploie un travail minutieux au crayon qui explore les interstices de la mémoire et de l’intime. Ses œuvres, telles que « Autofiction III v2 », s’inspirent d’instants de vie, de plans cinématographiques ou de chefs-d’œuvre de la peinture classique, capturés et réinterprétés. Ses dessins sont peuplés de personnages silencieux, comme absents ou en suspens, dont la nudité, jamais provocatrice, accentue l’impression d’étrangeté. Ces figures fantomatiques semblent traverser les scènes sans y prendre part, invitant le spectateur à une contemplation sur la nature fugace du souvenir et la construction de soi.
Dialogues artistiques et techniques plurielles
La richesse de la sélection résidait également dans la diversité des approches présentées. Caroline Rivalan revisite les mythes féminins à travers des dessins-collages sophistiqués. En puisant dans des images d’archives, elle déconstruit et réinvente les représentations du corps pour en questionner l’instrumentalisation et les dynamiques de pouvoir.
Anne-Laure Wuillai, quant à elle, adopte une démarche quasi-scientifique en constituant un inventaire méthodique d’échantillons de nature. Ses collections d’eaux, de sédiments, ou encore sa série d’aquarelles de piscines municipales, révèlent avec une poésie absurde la tentative humaine de maîtriser et cataloguer l’immensité du monde.
Le stand donnait également à voir les œuvres de Benoît Barbagli Vautier, pour qui le dessin est le fil conducteur d’une pratique polymorphe, et de Gérald Panighi, qui associe le trait à l’écriture pour livrer des aphorismes cyniques sur la condition humaine. Enfin, dans le cadre du parcours « Parallaxe », Jeanne Susplugas dévoilait ses carnets intimes, une exploration sensible de la thématique de l’enfermement, qu’il soit physique ou mental.
Active sur la scène azuréenne, la galerie Eva Vautier (www.eva-vautier.com), située au 2 rue Vernier à Nice, confirme avec cette participation son rôle essentiel dans la promotion des artistes contemporains.
Pour ceux qui n’ont pu se rendre à Paris, une sélection des œuvres exposées est visible en ligne (https://eva-vautier.com/drawingnow-2026/).

