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NICE : Eric CIOTTI : « Nous renforcerons l’efficacité du CSU grâce à l’intelligence artificielle »
À l’issue d’une visite du centre de supervision urbain de Nice, Eric Ciotti a annoncé sa volonté de le moderniser via l’intelligence artificielle.
Le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a visité ce samedi 28 mars 2026 le centre de supervision urbain (CSU) de la ville de Nice. Il était accompagné pour l’occasion de Françoise Souliman, première adjointe au maire en charge de la sécurité, ainsi que d’Olivier Riquier et de Benoît Kandel, conseillers municipaux. Cette visite a été l’occasion pour l’élu de réaffirmer l’importance de cet outil et d’annoncer une future montée en puissance technologique grâce à l’intelligence artificielle (IA).
Un « outil essentiel » au cœur de la stratégie sécuritaire
Véritable tour de contrôle de la sécurité niçoise, le CSU centralise les images des milliers de caméras de vidéoprotection déployées sur le territoire de la commune. Sur le réseau social X, Eric Ciotti a qualifié cette infrastructure d’« outil essentiel pour l’action immédiate et les enquêtes de police ». Ce centre opérationnel permet aux agents de surveiller en temps réel l’espace public, de détecter les infractions, les accidents ou les troubles, et de guider les patrouilles de la police municipale et nationale sur le terrain. Les enregistrements vidéo constituent également une ressource précieuse pour les enquêteurs dans le cadre des procédures judiciaires, permettant d’identifier des auteurs ou de reconstituer le déroulé des faits. La ville de Nice, souvent présentée comme l’une des plus équipées de France en matière de vidéoprotection, a fait de ce dispositif un pilier de sa politique de sécurité depuis de nombreuses années.
L’intelligence artificielle comme futur levier d’efficacité
La principale annonce de cette visite réside dans l’orientation future que souhaite donner Eric Ciotti à cet outil. Il a clairement indiqué sa volonté de le faire évoluer en y intégrant des technologies d’intelligence artificielle.
« Nous renforcerons son efficacité grâce à l’intelligence [artificielle] », a-t-il affirmé.
Cette ambition technologique, si elle se concrétise, pourrait transformer en profondeur le fonctionnement du CSU. L’intégration de l’IA ouvrirait la voie à de nouvelles capacités d’analyse et d’alerte. Parmi les applications potentielles figurent l’analyse algorithmique des flux vidéo pour détecter automatiquement des situations anormales, comme des attroupements soudains, des mouvements de panique, des colis abandonnés ou des comportements suspects prédéfinis. D’autres usages, comme la lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) pour repérer des véhicules volés ou signalés, pourraient également être systématisés. Ces innovations visent à assister les opérateurs humains en attirant leur attention sur des événements pertinents au sein d’un volume d’images colossal, et à accélérer les recherches lors des enquêtes.
Un enjeu technologique et réglementaire
Ce projet de renforcement s’inscrit dans un débat plus large sur l’usage des nouvelles technologies dans la sécurité publique. Le déploiement de l’intelligence artificielle dans la vidéoprotection soulève des questions techniques, mais aussi éthiques et réglementaires, notamment concernant la protection des données personnelles et des libertés publiques. L’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique est d’ailleurs l’un des sujets majeurs dans le cadre de l’organisation de grands événements sportifs internationaux. La déclaration d’Eric Ciotti confirme ainsi la volonté politique locale de positionner Nice à l’avant-garde de ces innovations pour, selon lui, garantir une meilleure protection de ses administrés.
via Presse Agence.

