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PARIS : Intelligence artificielle – Le Medef interrog…

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PARIS : Intelligence artificielle – Le Medef interroge le futur du travail lors de la 13ème REF Numérique

Le 25 mars, le Medef organise sa treizième REF Numérique pour débattre de l’impact de l’intelligence artificielle sur l’avenir des entreprises.

Dans de nombreuses entreprises, l’intelligence artificielle a dépassé le stade de l’innovation pour imposer un nouveau rythme. L’automatisation des tâches laisse place à une redéfinition des fonctions, à une recomposition des équipes et à un déplacement de la décision. C’est pour analyser ce tournant que le Medef organise, le mercredi 25 mars 2026 de 9 heures 30 à 16 heures, la treizième édition de la REF Numérique. Intitulée « Le futur du trav.ai.l : augmenté… ou déréglé ? », cette journée de conférences se tient à la MAISON.A Verso à Paris. L’animation est confiée à Victoire Sikora, journaliste au Figaro TV.

L’objectif est clair : faire de l’intelligence artificielle un levier de compétitivité, d’emploi et de croissance responsable, sans casser l’intelligence collective humaine. Les organisateurs entendent poser les jalons d’une performance partagée, en abordant les questions de gouvernance, d’éthique et de dialogue social. Le programme détaillé de la journée est consultable en ligne (https://services.hosting.augure.com/Response/c7IFs/{fe5e84dd-9593-465a-9876-d7bca11b9747}).

Utopie du progrès ou dystopie technologique ?

Dès la matinée, les débats se structurent autour de controverses majeures. La première s’attaque à la dualité de l’intelligence artificielle. Si la technologie promet une relance significative, des gains de productivité massifs et l’émergence de nouveaux métiers, elle soulève des craintes légitimes. Les intervenants, dont Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France, et Boris Derichebourg, président de Derichebourg Multiservices, examinent les risques de dépendance économique aux algorithmes. La concentration de la valeur entre les mains de quelques acteurs et la fragilisation de la souveraineté technologique imposent de s’interroger sur la manière de capter les bénéfices sans subir le pouvoir des plateformes.

Performance accrue face à la fragilisation du travail

La deuxième séquence confronte l’amélioration de la performance de l’entreprise au risque d’une pression managériale renforcée et d’une perte d’autonomie pour les collaborateurs. Les échanges visent à éviter une déshumanisation du travail tout en garantissant la transparence des décisions algorithmiques. La place accordée aux salariés dans la conception et le déploiement de ces outils constitue un enjeu central. Nicolas Blanc, secrétaire national de la CFE-CGC, Yann Ferguson, directeur scientifique du LaborIA, et Emmanuelle Léon, professeur à l’ESCP Business School, débattent des conséquences sur le modèle social et de la nécessité d’anticiper la transformation des métiers.

Sécuriser l’employabilité face à l’accélération technologique

L’intelligence artificielle vient-elle renforcer les capacités humaines ou menace-t-elle de rendre certaines compétences obsolètes ? Cette troisième controverse questionne les fondements de l’éducation. Au-delà des savoirs de base, le développement de la pensée critique devient primordial face au risque de déclassement. Des experts comme Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, et Cécile Dejoux, directrice du Learning Lab Human Change au CNAM, explorent de nouvelles méthodes pour sécuriser les parcours professionnels.

Gouvernement, experts et démonstration en direct

Après une conclusion matinale par Patrick Martin, président du Medef, l’après-midi donne la parole aux pouvoirs publics. Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, prononce un discours prospectif sur les enjeux de souveraineté. Elle est suivie par une conversation avec Luc Julia, expert mondialement reconnu et co-créateur de l’assistant vocal Siri.

Pour illustrer concrètement la puissance de ces nouveaux outils, l’événement propose une conclusion « augmentée ». Une intelligence artificielle produit en temps réel une synthèse complète des échanges de la journée. Cette démonstration vise à proposer une lecture prospective de l’impact de la technologie sur l’entreprise. La journée s’achève par des ateliers thématiques consacrés à l’apprentissage à l’ère du numérique, animés par Antoine Amiel, CEO de Learn Assembly, et aux évolutions fulgurantes du secteur décryptées par Mick Lévy, expert en innovation chez Orange Business.