PARIS : Cybersécurité – L’identité, enjeu criti…
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PARIS : Cybersécurité – L’identité, enjeu critique à l’ère de la directive NIS2
Le rapport 2026 de HID révèle que la gestion des identités est devenue un enjeu stratégique majeur pour la cybersécurité des entreprises.
La frontière entre sécurité physique et cybersécurité n’existe plus. C’est le constat majeur du rapport annuel « State of Security and Identity » publié ce lundi par HID, spécialiste des solutions d’identité. Basée sur les retours de plus de 1 500 professionnels de l’informatique et de la sécurité, l’étude internationale souligne une transformation profonde : la gestion de l’identité est désormais au cœur des stratégies de protection des organisations, devenant un point de convergence obligé pour garantir la conformité, notamment face à la nouvelle directive européenne NIS2.
« Les responsables sécurité doivent moderniser leurs infrastructures d’identité tout en garantissant gouvernance, transparence et conformité. Les organisations les plus avancées sont celles qui parviennent à offrir des solutions flexibles sans compromettre le niveau de sécurité », explique Ramesh Songukrishnasamy, Senior Vice President Engineering chez HID.
L’identité unifiée, une réponse à la pression réglementaire
Selon l’étude, 73 % des professionnels interrogés placent la gestion des identités en tête de leurs priorités stratégiques. Ce chiffre traduit une évolution fondamentale : les environnements physiques, tels que les bâtiments, les lecteurs d’accès et même les objets connectés (IoT), sont désormais considérés comme une partie intégrante du système d’information et, par conséquent, comme une surface d’attaque potentielle.
Face à ce paradigme, la convergence des accès physiques et logiques devient une nécessité. Près de 75 % des organisations ont déjà déployé ou sont en train d’évaluer activement des solutions d’identité unifiée. Ces plateformes centralisées permettent une meilleure visibilité sur les droits d’accès, une réduction des comptes inactifs dits « orphelins » et une amélioration significative des capacités d’audit. Ces éléments sont cruciaux dans le contexte européen actuel, marqué par la mise en œuvre de la directive NIS2 qui renforce drastiquement les exigences en matière de gouvernance des accès.
Cependant, des freins importants persistent. Les contraintes budgétaires (citées par 51 % des répondants), la complexité d’intégration des systèmes existants (37 %) et le manque d’expertise interne (34 %) ralentissent encore cette transition.
Le mobile et la biométrie redéfinissent l’accès
L’adoption des identifiants sur mobile est une tendance de fond qui a atteint sa pleine maturité. L’étude révèle un changement notable dans les motivations : la sécurité est désormais le principal moteur d’adoption pour 50 % des organisations, devançant la simple commodité d’usage (34 %). Pour autant, les badges physiques n’ont pas disparu. Les environnements hybrides restent la norme, avec 84 % des entreprises qui conservent des cartes traditionnelles en complément du mobile pour s’adapter à la diversité des profils d’utilisateurs et des contraintes opérationnelles.
En parallèle, la biométrie s’impose comme une technologie stratégique pour 45 % des organisations. L’empreinte digitale (utilisée par 71 %) et la reconnaissance faciale (50 %) sont les modalités les plus déployées. Mais cet essor s’accompagne d’une vigilance accrue : les préoccupations liées à l’éthique et à la protection des données personnelles ont plus que doublé en un an. Aujourd’hui, 67 % des professionnels expriment un niveau d’inquiétude modéré à élevé sur ces sujets, rendant la conformité au RGPD et la mise en place d’un cadre de gouvernance transparent des prérequis non négociables.
Des technologies de suivi qui s’imposent dans l’industrie
Au-delà du simple contrôle d’accès, d’autres technologies liées à l’identité gagnent du terrain dans les environnements opérationnels. Les solutions de localisation en temps réel (RTLS) sont jugées stratégiques par 42 % des utilisateurs et déjà déployées par 40 %, notamment dans les secteurs de la santé, de l’industrie et de la logistique pour la sécurité des travailleurs ou le suivi d’équipements.
De même, la technologie RFID n’est plus perçue comme émergente mais comme une infrastructure de base pour 54 % des répondants, qui l’utilisent activement pour le suivi d’actifs ou la gestion des stocks. Les principaux bénéfices cités sont la rapidité du suivi (62 %) et une meilleure visibilité de la chaîne logistique (41 %).
Confiance et éthique : les nouveaux indicateurs de la maturité cyber
Le rapport HID 2026 met en lumière une préoccupation transversale qui transcende la technologie : les enjeux éthiques et de protection des données atteignent un niveau sans précédent. La maturité d’une organisation en matière de cybersécurité ne se mesure plus seulement à la robustesse de ses défenses techniques, mais aussi à sa capacité à instaurer et à maintenir la confiance.
Dans un environnement réglementaire de plus en plus strict, les entreprises doivent trouver un équilibre délicat entre le renforcement des contrôles et le respect des libertés individuelles. L’identité s’impose ainsi comme le véritable point d’arbitrage où se joue la conciliation entre sécurité, performance et conformité.
Le rapport complet, « 2026 State of Security and Identity », est disponible en téléchargement sur le site de HID Global (https://www.hidglobal.com/documents/hid-2026-state-security-and-identity-report).

