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AIX-EN-PROVENCE : Roman noir – Gabriel KATZ dévoile l…

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AIX-EN-PROVENCE : Roman noir – Gabriel KATZ dévoile les fantômes de l’Épuration

L’écrivain aixois Gabriel Katz publiera le 1er avril un thriller historique explorant les zones d’ombre de l’après-guerre parisien.

L’écrivain et scénariste aixois Gabriel Katz s’apprête à publier son nouveau roman, « L’assassin de Pigalle », le 1er avril 2026 aux éditions City. Ce thriller historique plonge les lecteurs dans l’atmosphère trouble du Paris de 1945-1946, une période charnière où la France, à peine libérée, tente de panser les plaies de l’Occupation tout en faisant face aux fantômes de la collaboration. Entre justice impossible, mémoire collective et vérités dérangeantes, le roman explore une époque rarement traitée dans le polar français.

Une enquête sur fond de trahisons

L’intrigue débute à Paris, en 1945. Le corps d’un petit voyou, Antoine Moray, est retrouvé dans un hôtel miteux de Pigalle. L’enquête est confiée à Max Weber, un inspecteur de la Brigade criminelle usé par la guerre. L’affaire prend une tournure inattendue lorsque le principal suspect, Mendel Jankovic, un vagabond juif rescapé d’Auschwitz, affirme que sa victime était un ancien membre de la Carlingue, la redoutable Gestapo française qui a semé la terreur rue Lauriston durant l’Occupation.

Défendu par une jeune avocate commise d’office, Augustine Derval, Jankovic porte une cause que personne ne veut entendre. En 1946, le pays aspire à tourner la page et à oublier les heures sombres de la collaboration. Mais l’inspecteur Weber, obsédé par cette affaire, refuse de clore le dossier et s’enfonce dans une investigation qui va déterrer des secrets bien plus sombres et insupportables qu’il ne l’imaginait.

La Gestapo de la rue Lauriston comme toile de fond

Pour construire son récit, Gabriel Katz s’appuie sur l’histoire réelle de la Gestapo de la rue Lauriston, une bande criminelle dirigée par Henri Lafont et Pierre Bonny. Ces collaborateurs zélés ont activement participé au pillage de familles juives, au démantèlement de réseaux de Résistance et ont bénéficié d’une impunité quasi totale sous l’Occupation. Cette toile de fond historique, faite de trafics, de spoliations et de trahisons, offre un terreau fertile pour une intrigue où les frontières entre le bien et le mal sont constamment brouillées.

La construction narrative mêle faits historiques et fiction, alternant les points de vue pour aborder des thèmes comme la faillite de la justice, les substitutions d’identité ou la persistance des idéologies nazies. Le communiqué des éditions City promet un thriller psychologique rythmé par de nombreux rebondissements et un « plot twist final, stupéfiant », qui renverse les identités des personnages, révélant que les victimes et les coupables ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Un auteur aixois reconnu et polyvalent

Gabriel Katz est un écrivain, scénariste et auteur français spécialisé dans les littératures de l’imaginaire et le roman policier. Avant de connaître le succès sous son propre nom, il a longtemps exercé comme écrivain-fantôme, rédigeant une trentaine d’ouvrages pour le compte d’autres personnalités.

Il s’est révélé au grand public en 2013 avec la trilogie de fantasy « Le Puits des mémoires », récompensée par le prix Imaginales. Il a depuis étendu son univers avec des titres comme « La Maîtresse de guerre » (prix des Halliennales 2015) ou la série « Aeternia ». Parallèlement, il s’est imposé dans le genre policier avec la série mettant en scène le personnage de Benjamin Varenne, dont l’un des opus, « Dehors tu vas avoir si froid », a reçu le Prix du roman d’aventures en 2024. Il est également l’auteur du roman « Les Papillons noirs », projet transmédia lié à la mini-série diffusée sur Arte.