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STRASBOURG : Société – La capitale alsacienne sacrée…

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STRASBOURG : Société – La capitale alsacienne sacrée ville la plus sûre pour les femmes

À l’approche du 8 mars, une étude de ZAVA sacre Strasbourg ville française la plus sûre pour les femmes souhaitant pratiquer une activité physique.

À l’échelle mondiale, les femmes demeurent moins actives que les hommes. Ce constat, loin d’être anodin, trouve souvent sa source dans un sentiment d’insécurité, un manque d’infrastructures adaptées ou une crainte des agressions, particulièrement en soirée. En France, plus d’une femme sur deux limite ses déplacements ou ses activités sportives pour ces raisons. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ZAVA (https://www.zavamed.com/fr/perte-de-poids.html), acteur de la téléconsultation médicale, a analysé l’environnement urbain de plusieurs grandes villes européennes pour déterminer celles où les femmes peuvent bouger en toute sérénité.

L’exception strasbourgeoise

Dans ce paysage urbain parfois hostile, Strasbourg fait figure de modèle. Avec un score de 8,59/10, la ville se hisse à la première place du classement français et atteint la 12ème position au niveau européen. Ce résultat repose sur un équilibre rare : une densité correcte d’infrastructures (3,19 salles de sport pour 10 km²) couplée à un fort sentiment de sécurité.

Plus de 75 % des Strasbourgeoises se déclarent satisfaites des équipements sportifs et, fait notable, plus de 70 % se sentent en sécurité lorsqu’elles marchent seules la nuit. Cette confiance, bien supérieure à la moyenne nationale, permet aux habitantes de profiter de l’espace public sans les contraintes mentales qui pèsent sur leurs homologues d’autres métropoles.

Le paradoxe de Rennes et Bordeaux

Derrière Strasbourg, le classement met en lumière un véritable paradoxe français : la densité d’équipements ne suffit pas à garantir la pratique sportive si la sécurité fait défaut. Rennes (2ème) et Bordeaux (3ème) illustrent parfaitement cette fracture. Si la capitale bretonne offre une densité d’infrastructures bien supérieure (6,75 salles pour 10 km²), le sentiment de sécurité nocturne y chute à 65 %.

Face à cette réalité, la solidarité s’organise. À Rennes, pour pallier ce manque de sécurité ressenti, des initiatives citoyennes émergent. C’est le cas du groupe Facebook « SafeWalk Women Rennes », créé par Adelaïde Holley, une auxiliaire de vie de 23 ans. Le groupe rassemble des milliers de femmes souhaitant se déplacer ensemble.

« Ça m’arrivait même de faire Saint-Anne vers Villejean seule à pied, et maintenant je ne le referai absolument pas parce que j’ai subi des regards ou alors été un peu suivie. Là, ça arrive vraiment fréquemment et il n’y a pas de coins spécifiques dans Rennes, c’est vraiment partout », explique la créatrice du groupe.

Cette initiative permet aux femmes de se signaler et de rentrer accompagnées, prouvant que le lien social devient un rempart nécessaire là où l’environnement urbain échoue à rassurer.

Paris et Marseille en difficulté

Le bas du classement français est occupé par les deux plus grandes villes du pays. Paris, malgré une offre pléthorique de 9,90 salles de sport pour 10 km², ne se classe que 58ème au niveau européen. Seulement 61 % des Parisiennes se sentent en sécurité la nuit, freinées par le harcèlement de rue et la crainte d’agressions.

Pour tenter de redonner confiance aux femmes dans la capitale, des acteurs privés tentent d’apporter des réponses technologiques et pratiques. La plateforme de VTC Bolt a ainsi dévoilé une feuille de route pour 2026 incluant des ateliers d’autodéfense gratuits et le déploiement de « dashcams » (caméras embarquées) pour sécuriser les trajets. « Lors de notre consultation de décembre, une réalité double a émergé : le VTC est une solution de sécurité pour beaucoup, mais la peur persiste », souligne Julien Mouyeket, Directeur Général de Bolt France.

Marseille ferme la marche avec un score sévère de 4,81/10 (74ème sur 83 villes européennes). Avec seulement 40 % des femmes se sentant en sécurité la nuit et une faible densité d’équipements sportifs, la cité phocéenne cumule les handicaps, bien que des dispositifs comme « SAFER Plage » tentent de sécuriser les espaces de loisirs.

Un enjeu de santé publique

Au-delà des chiffres, c’est la santé des femmes qui est en jeu. L’activité physique est un levier majeur de prévention contre de nombreuses pathologies.

« Lorsque les femmes ne se sentent pas en sécurité pour marcher, courir ou se rendre à une salle de sport, l’activité physique devient une contrainte supplémentaire. À l’inverse, un environnement perçu comme sûr et bien aménagé crée un cercle vertueux », analyse le Dr Anca Vasilis-Peter, médecin endocrinologue chez ZAVA.

Au niveau européen, le podium est dominé par Zurich, Helsinki et Genève, qui prouvent qu’il est possible de concilier densité urbaine et sérénité totale pour les femmes.